Juliette Duquesne ("L’humain au risque de l’intelligence artificielle") : "On parle souvent des dangers dans vingt ou trente ans mais déjà aujourd'hui, on modifie nos comportements"

Juliette Duquesne, journaliste et co-auteur de "L'humain au risque de l'intelligence artificielle" aux éditions des Presses du Châtelet, était l'invitée de Jean-Paul Chapel dans la matinale de France Info. 

Juliette Duquesne, accompagnée de Pierre Rabhi, a réalisé une enquête sur les risques de l'intelligence artificielle sur l'humain. La journaliste rappelle déjà ce qui se cache derrière ce terme : "Ce sont des machines qui vont pouvoir avaler énormément de donner avec de très importantes capacités de calcul et de mémoire." Elle poursuit : "Elles vont pouvoir calculer bien plus rapidement que nous mais pour reconnaître une image, elles seront plus lentes.

Dans ce livre, Juliette Duquesne souhaite montrer que l'intelligence artificielle est déjà omniprésente au quotidien. "Quand on va sur notre smartphone, quand on va sur Internet, il y a énormément de données transmises pour cibler la publcité même si en Europe la règlementation est très ambitieuse." Ces données peuvent concerner l'orientation sexuelle, la pratique religieuse ou même les opinions politiques. "Un des principale objectif de ces alogorithmes, c'est de nous vendre des produits en nous proposant de la publicité ciblée.

Si la machine n'a pas encore remplacée l'homme, ce dernier s'adapte de plus en plus à l'intelligence artificielle. "On parle souvent des dangers dans vingt ou trente ans mais déjà aujourd'hui, on modifie nos comportements. Au lieu de parler, on doit appuyer sur des touches et cela nous amène à simplifier notre langage." Elle alerte : "Il peut y avoir un risque pour l'humain. On va devoir rentrer dans des cases. Le fait de passer des mots à la mathématisation puis après au codage informatique, ce n'est pas anodin." 

L'intelligence artificielle peut également être une menace politique. Juliette Duquesne prend l'exemple de la Chine. "C'est la première dictature numérique au monde. Les outils numériques sont même utilisés pour persécuter le peuple ouighour. Des familles chinoises interrogées voient aussi les dangers de la reconnaissance faciale."  

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