Journalisme d'investigation, comment faire face aux pressions ?

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L'attachement des téléspectateurs au journalisme d'enquête et à l'esprit d'indépendance qu'ils attendent du service public se mesure au quotidien.Ils expriment aussi leurs craintes. Tous ont entendu parler de la pétition en ligne portée par Elise Lucet protestant contre un projet de directive européenne sur le secret des affaires. D'autres font référence au livre « Informer n'est pas un délit » qui vient de paraître chez Calmann-Lévy : les témoignages de 16 journalistes sur les dessous de leurs enquêtes les plus sensibles.

Les téléspectateurs ont été nombreux à réagir après la diffusion, le 7 octobre, de Pièces à Conviction « Evasion fiscale : enquête sur le Crédit Mutuel ». Au-delà de l'intérêt porté à l'enquête, France Télévisions apparait à leurs yeux comme un espace de liberté. Ils ne manquent pas aussi de faire référence à Cash-Investigation sur France 2.

Les interrogations ne manquent pas sur la nature des nouvelles pressions, les difficultés d'accès aux sources, les méthodes d'intimidation, les risques de manipulation, et le rôle des lanceurs d'alerte.

Pour en parler :
- François-Loïc Pichard, docteur en pharmacie. Angers
- Martine Lemonnier-Jeansoulin, formatrice. Paris
- Jordan Landreau, étudiant en communication et médias. Nantes

Pour leur répondre :
- Marie De La Chaume, rédactrice en chef de Pièces à Conviction, magazine d'enquêtes de France 3, présenté par Patricia Loison.
- Laurent Richard, journaliste à l'agence Premières Lignes. Il a réalisé plusieurs reportages pour Cash Investigation et Pièces à Conviction.

Et comme invité témoin :
- Jean-Marie Pontaut, journaliste, écrivain. Il a été rédacteur en chef du service Investigation de L'Express. C'est une figure du journalisme d'investigation pour ses enquêtes menées avec Jacques Derogy sur les grandes affaires de la Vème République.

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