Liberté d'informer, nouvelles menaces : Comment y résister

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L' émission s'inscrit dans le contexte de la journée mondiale de la liberté de la presse qui a eu lieu le 3 mai dans le monde et la célébration des 30 ans d’existence de Reporters Sans Frontières. Pour qu'il n'y ait plus de zones d'ombre de l'information, la présence des grands reporteurs, des correspondants de guerre est primordiale. Dans certains pays, des journalistes sont contraints à la clandestinité et réduits au silence, quand ils ne sont pas emprisonnés et menacés de mort ! Or leurs témoignages sont indispensables. Chaque jour, il est de plus en plus difficile de témoigner en zones de conflits. Mais l'enjeu de la protection de la liberté d’expression et de la liberté de la presse n'est pas limité aux situations de conflit, et touche, aussi, des pays démocratiques. 

Depuis 30 ans, RSF recense au quotidien les atteintes à la liberté d’information.
Le constat est terrible : la liberté de la presse recule partout dans le monde.
2014 est une année d’une régression brutale pour la liberté de l’information, marquée par une très forte répression. 
 
En 2014 : 66 journalistes tués, 853 ont été arrêtés et 119 enlevés, 40 net-citoyens et citoyens journalistes tués et 130 ont été arrêtés.
En 2013, le pourcentage de journalistes enlevés a augmenté de 129%.
 
Le rapport Freedom House 2014 indique que seulement 14% des habitants de la planète vivent dans un pays avec une presse libre, 42% avec une presse partiellement libre et 44% avec une presse totalement muselée.
 
Avec la multiplication des conflits, les journalistes sont devenus des cibles.
De plus, les restrictions à la liberté d’expression ne sont plus limitées aux zones de conflits. 
Elles touchent aussi les pays démocratiques où une rédaction peut être décimée comme celle de Charlie Hebdo. 
 
Les menaces sont aujourd’hui d’une autre nature. 
Totalitaire, violent ou discret, le contrôle de l’information prend des formes inédites comme récemment avec les cybers attaques.
 
Les téléspectateurs accordent beaucoup d’importance au travail des envoyés spéciaux.  Les témoignages des grands reporteurs suscitent toujours le respect.
 
Comment résister aux nouvelles menaces qui entravent la liberté de l’information ?
Cette question a été au cœur des échanges en plateau.
 
Pour en parler : 
 
- Katia Guasch, médiatrice scientifique à Brest
- Livio Orsi, doctorant en droit public à l’université d’Aix en Provence
- Roxanne D’Arco, journaliste pigiste à Paris
 
Pour leur répondre :
 
- Philippe Rochot
Pendant 40 ans de grands reportages pour France 2, il a couvert d’importants conflits (révolution iranienne, guerre Iran/Irak, conflits en Afghanistan avec l’occupation soviétique, prise de pouvoir par les talibans, traque de Ben Laden). Il a été correspondant à Rome, Bonn, Berlin Pékin. Le 8 mars 1986 il est enlevé avec son équipe  par l’ « organisation de la justice révolutionnaire », et est pris en otage  pendant 105 jours. Philippe Rochot est Prix Albert Londres en 1986 pour ses reportages au Liban.
 
- Stéphane Dubun
Grand reporteur (guerre du golfe, Afghanistan), a réalisé avec Grégoire Deniau et Guillaume Martin, une série de documentaire pour France O sur les villes violentes (Bagdad et Johannesburg)
Auparavant, chef des informations à France 24, il est actuellement directeur de l’information régionale de France 3.
 
- Alain Le Gouguec
Président de RSF depuis 2013, il présente sur France Inter l’émission « 116 rue Albert Londres », consacrée aux grands reporteurs 
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