"Pièces à conviction". Inondations dans l’Aude : la difficile reconstruction

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La nuit du 14 octobre 2018, un vrai déluge s’abat sur l’Aude. Le jour d’après, la France découvre un drame national, avec un bilan humain très lourd : 15 morts, 70 blessés, 27 000 sinistrés dans 204 communes. Que s’est-il passé depuis ? Pendant quatre mois, "Pièces à conviction" a suivi au quotidien les citoyens touchés, et tenté de mesurer les conséquences tant économiques qu'environnementales : il faut reconstruire les maisons dévastées, les routes éventrées, les infrastructures détruites, remettre sur pied les vignobles ravagés et relancer les entreprises en ruine… sans compter que la crue pourrait avoir provoqué une dangereuse pollution.

La pluie a commencé à tomber dans la nuit du dimanche 14 octobre 2018. Très vite, le déluge s’abat sur l’Aude : par endroits, en moins de huit heures, il tombe l'équivalent d'entre quatre et six mois de pluie. Des cours d’eau se transforment en torrents monstrueux. Le jour d’après, la France découvre un drame national. Une crue de huit mètres de haut a tout emporté sur son passage, et le bilan humain est très lourd : 15 personnes sont mortes, 70 autres ont été blessées, 27 000 personnes sont sinistrées dans 204 communes reconnues en état de catastrophe naturelle.

Habitations, entreprises, infrastructures… tout est dévasté

Certains bourgs ressemblent à des villes fantômes : maisons dévastées, routes éventrées, vignobles ravagés, entreprises en ruine, infrastructures publiques détruites. Tout est à reconstruire. Emmanuel Macron se rend sur place. "On va faire vite", déclare le chef de l’Etat.

Que s’est-il passé depuis ? Pendant quatre mois, "Pièces à conviction" a suivi au quotidien ces sinistrés — élus, chefs d’entreprise, vignerons, tous victimes — qui ne savent pas toujours par quoi commencer pour tout reconstruire... L’aide de l'Etat est-elle à la hauteur de ses promesses ? Les assureurs sont-ils prompts à indemniser ? La déclaration de catastrophe naturelle aide-t-elle vraiment les sinistrés pour rebâtir, relancer leur activité, reprendre une vie normale ?

Face à ces catastrophes à répétition, l’Aude, comme d’autres départements français, s’apprête à prendre des mesures radicales : certains villages construits sur des zones inondables devront sans doute être en partie rasés.

Des tonnes de déchets toxiques ?

Une autre menace a surgi : la crue a-t-elle provoqué une dangereuse pollution ? Dans l’ancienne plus grande mine d’or d’Europe, l’eau a charrié des tonnes de déchets toxiques. Ont-ils contaminé les cours d’eau, les jardins d’enfants, les champs et les nappes d’eau souterraines ? "Pièces à conviction" a demandé à un scientifique de réaliser des analyses pour rechercher de l’arsenic et des métaux lourds. Ses résultats sont inquiétants, contrairement aux communiqués de la préfecture de l’Aude qui veut rassurer la population.

Au moment où des drames liés au réchauffement climatique frappent de plus en plus souvent la France, "Pièces à conviction" a enquêté sur les enjeux de la reconstruction d’une région après un cataclysme naturel. Le reportage montre les difficultés et les détresses, révèle les tensions et les conflits, dévoile les immobilismes et les frilosités que doivent affronter les citoyens. Mais aussi les nouvelles solidarités suscitées par la catastrophe.

Une enquête de Delphine Lopez.

Cette enquête est suivie d'un débat animé par Virna Sacchi, qui reçoit Michel Proust, maire de la commune sinistrée de Villegailhenc, et Béatrice Ardourel, habitante de Villegailhenc, sinistrée et bénévole de l’association Le Phénix.

La rédaction vous invite à commenter l'émission sur sa page Facebook ou sur Twitter avec le hashtag #PacFTV.  

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