Pièces à conviction : "Syndrome afghan, les soldats oubliés de la France"

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Officiellement en France, 400 militaires, soit 1% des engagés en Afghanistan depuis onze ans, souffrent de stress post-traumatique, ou PTSD. Depuis l'embuscade d'Uzbeen, en 2008, l'armée française a pris des mesures pour venir en aide à ces soldats atteints de cette blessure invisible liée à un traumatisme de guerre. Les équipes de l'émission ont pu filmer pour la toute première fois le dispositif de détection du PTSD à Kaboul et à Chypre, de même que les thérapies mises en place à l'hôpital militaire de Percy. Des soldats atteints de ce syndrome témoignent, quant à eux, de la honte liée à cette blessure, mais aussi de la souffrance engendrée et de la peur d'être rejetés par leurs camarades.

Le stress post-traumatique, ou PTSD est une blessure invisible liée à un traumatisme de guerre. Les symptômes : cauchemars à répétition, agoraphobie et agressivité. Officiellement, ils seraient 400 militaires diagnostiqués PTSD en France, soit moins d’1% des militaires engagés en Afghanistan depuis 11 ans. Un chiffre très bas comparé aux autres armées : ils sont 20% dans l’armée américaine et 3% dans l’armée allemande.

Depuis l’embuscade d’Uzbeen en 2008, l’armée française a pris des mesures pour aider ces soldats malades de la guerre.

Les équipes de Pièces à conviction ont pu filmer pour la première fois le dispositif de détection du PTSD à Kaboul et à Chypre ainsi que les thérapies mises en place à l’hôpital militaire de Percy. Mais le système de détection n’est pas infaillible.

Des militaires atteints du stress post-traumatique témoignent de la honte liée à cette blessure, de la souffrance et de la peur du rejet par leurs camarades.

L’armée française fait-elle tout ce qu’elle peut pour détecter, prendre en charge et manifester sa reconnaissance à ses blessés invisibles ?

Un reportage de Camille Le Pomellec et Caroline Fontaine
Une production TAC Presse, avec la participation de France 3

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