VIDEO. Une carabine équipée d'un silencieux et d'une lunette infrarouge pour réguler la faune dans le canton de Genève où la chasse est interdite depuis 1974

A la nuit tombée, le garde faune équipé d’une arme de haute précision s’enfonce dans les bois pour "prélever" un ou deux sangliers ravageurs de cultures… Extrait du magazine "Nous, les Européens" diffusé dimanche 8 novembre 2020 à 10h40 sur France 3.

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La chasse est interdite depuis 1974 dans le canton suisse de Genève. La gestion de la faune avec le personnel qui s’en occupe, ainsi que le matériel, coûte le prix d’un café par habitant chaque année. Cela comprend les véhicules, les locaux… ou les armes, comme la carabine équipée d’un silencieux et d’une lunette infrarouge, l’outil de travail de Didier Dubelly, garde faune à l’Office cantonal de l’agriculture et de la nature.

Cette nuit-là, il prend son service alors que Genève s’endort. Sa mission consiste à prélever, c’est-à-dire tuer, un ou deux sangliers pour empêcher que leur nombre double chaque année : "On a étudié tout ce qu’on pouvait faire pour empêcher qu’ils viennent dans les cultures en mettant des clôtures, mis en place des effarouchements, explique-t-il au magazine 'Nous, les Européens' (replay). Du moment qu’on n’a pas de grands prédateurs pour faire le travail… c’est à nous de le faire."

Interdiction de filmer le tir létal

Le garde faune dispose de lunettes à vision nocturne. A pas de loup, il s’enfonce au plus profond d’un champ : "On va faire une petite approche à pied pour voir ce que c’est." Fausse alerte… Pas de sanglier mais un troupeau de biches et de cerfs. Pour améliorer l’efficacité de son travail, des pièges photos ont été posés à des endroits spécifiques. Quand un animal passe devant l’un des objectifs, le cliché est envoyé sur son téléphone. Une compagnie de sangliers passe alors à proximité. La traque commence à deux pas des habitations.

Didier Dubelly finit par retrouver la trace de la harde cachée dans un bosquet. A un kilomètre des maisons, il n’y a pas de risque d’accident. Le garde épaule son arme, vise… et interdit de filmer le tir létal. N'est-ce pas une forme d’hypocrisie ? "Tout le monde ne réagit pas de la même manière à la vue d’un animal mort. C’est pour cela qu’on ne le montre pas à un plus grand public. On fait ça professionnellement, dans le respect total de l’animal." Chaque année, 200 sangliers sont ainsi prélevés en moyenne.

> Les replays des magazines d'info de France Télévisions sont disponibles sur le site de Franceinfo et son application mobile (iOS & Android), rubrique "Magazines".

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