VIDEO. En Finlande, il n'y a pas d'âge pour rebondir après la chute de Nokia

Avant de devenir l'eldorado des start-upers et le paradis des seniors au travail, la Finlande était l'empire de la téléphonie. La faillite du fleuron national Nokia a plongé le pays dans une crise gigantesque, mais beaucoup ont su rebondir. Extrait d'"Avenue de l'Europe".

Il n'y a pas d'âge pour se spécialiser dans les adresses internet… et en Finlande encore moins qu'ailleurs. Lauri Hirvonen est un ancien employé de Nokia. Ce septuagénaire a su rebondir après la faillite du fleuron national, qui a causé un vrai séisme dans le pays. Aujourd'hui, la Finlande sort d'une décennie noire.

Depuis 2007, la marque battait de l'aile après avoir raté le virage du smartphone. En 2012, elle finit par licencier 18 000 personnes dans le monde, dont 4 000 en Finlande. Mais ici, le plan social qui a suivi a suscité des vocations d'entrepreneurs de tous âges. Un millier d'entreprises ont ainsi vu le jour grâce à un programme de soutien et de formation. 

"On a pu transformer une situation négative en opportunité"

"Nokia est devenue plus petite, mais elle a proposé aux personnes qui perdaient leur emploi des formations pour créer une start-up et monter une entreprise. C'est quelque chose qui a très bien marché, expose le directeur de la communication de Nokia, Brett Young. On a pu transformer une situation qui était négative et en faire une opportunité."

Quand Lauri a reçu une lettre où on lui proposait une enveloppe pour quitter l'entreprise, il a accepté. Et pourtant, pour ce passionné resté amoureux de ses fameux téléphones, Nokia, c'était l'histoire de toute une vie. Il y a travaillé pendant… quarante-trois ans, et a gravi les échelons dans tous les bâtiments de ce qui était alors un immense empire. Aujourd'hui, le jeune start-uper de 72 ans a posé son desk mobile sur le port d'Helsinki.

Extrait de "Finlande : le travail, c'est la santé", un reportage diffusé dans "Avenue de l'Europe" le 14 février 2018.