VIDEO. Avenue de l'Europe. Gérer un Eros Center en Allemagne, un business lucratif

En Allemagne, la prostitution est légalisée depuis 2002. Les "travailleurs du sexe" bénéficient d'un statut de salarié et d'un contrat de travail, et les gérants des établissements dédiés au plaisir d'un salaire confortable. Extrait du magazine "Avenue de l'Europe" du 13 janvier 2016.

Entre abolitionnisme et légalisation, l'éventail européen des politiques concernant la prostitution est large. C'est le sujet du magazine "Avenue de l'Europe" le 13 janvier 2016. Dans la plupart des pays de l'Union, la prostitution est tolérée sans être réglementée. Plusieurs États (d’Europe du Nord surtout) l’ont totalement légalisée et encadrée. 

Outre-Rhin, statut de salarié(e), assurance chômage et couverture maladie sont garantis pour les "travailleurs du sexe" depuis 2002. Pourtant, alors que la France réfléchit à la pénalisation des clients, l'Allemagne commencerait à douter de son "modèle". L'industrie du sexe y est en tout cas un secteur florissant.

Karlsruhe, ville aux neuf bordels

Karlsruhe (près de la frontière alsacienne), quartier rouge : derrière des vitrines aux lumières violettes, des filles en petite tenue attendent le chaland. Au coin du bâtiment, peinte dans des couleurs crues, une silhouette féminine style BD. Rencontre avec le propriétaire et gérant de cet Eros Center, un jeune homme à la voix posée et aux allures de cadre qui parle un français parfait.

Il explique à l'équipe du magazine qu’il possède quatre des neuf maisons closes de la ville, fait travailler 90 prostituées et une vingtaine de salariés, dont des agents de sécurité et des femmes de ménage – "et tout ça de manière légale".

Extrait d'un reportage en Allemagne à voir dans "Avenue de l'Europe, le mag", mercredi 13 janvier sur France 3.

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