#MonEnvoyéSpécial : "Nigeria, sur les traces de Boko Haram"

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Des lycéens enlevés ou assassinés, des écoles et des lieux de culte brûlés : le groupe islamiste Boko Haram sème la terreur au nord du Nigeria. Nous avons remonté la piste de ces terroristes, dans une région où les journalistes sont rares. En fin d'émission, Guilaine Chenu et Françoise Joly répondent aux questions que vous avez posées avec le hashtag #MonEnvoyeSpécial sur Twitter @Envoye_Special et sur notre page Facebook.

C’est un groupe de quelques milliers d’hommes qui terrorise une région entière, située aux confins du Nigeria, du Cameroun et du Tchad. Dans l’enquête que vous avez choisie cette semaine, nos journalistes Nicolas Bertrand et Régis Mathé ont remonté la piste de Boko Haram, une milice terroriste qui entend combattre l’éducation occidentale et instaurer une application stricte de la loi islamique.

Le groupe islamiste s’est notamment fait connaître après avoir enlevé 276 lycéennes nigérianes, en avril 2014. Multipliant les provocations et les exactions, le chef du groupe, Abubakar Shekau, a depuis annoncé la conversion des jeunes filles à l’islam. Le conflit avec Boko Haram déborde aujourd’hui les frontières du Nigeria puisque l’armée tchadienne a déployé, samedi 17 janvier, plus de 400 véhicules militaires au Cameroun, lui aussi touché par des offensives de la milice islamiste.

Des lycéens exécutés dans leur dortoir

Escortée par la police antiterroriste, notre équipe a traversé des villages où les habitants ont tous refusé de témoigner, par peur de représailles. Aux exécutions sommaires de commerçants succèdent des incendies criminels, qui touchent autant les commissariats que les églises et même les mosquées, accusées de prôner un islam trop modéré.

Mais les premières cibles de Boko Haram restent bien les écoles. Et les jeunes qui y étudient. Dans une école secondaire dévastée par les flammes, plus de trente lycéens ont été exécutés en pleine nuit. La sœur de l’un d’eux, calfeutrée chez elle après la fermeture de son école, se désole : “Je ne suis pas heureuse, je voudrais étudier.”

En fin d’émission, Guilaine Chenu et Françoise Joly répondent aux questions que vous nous avez adressées sur les réseaux sociaux à propos de ce reportage. La rédaction vous remercie pour vos commentaires et vous invite à voter dès maintenant pour l’émission du 7 février. Posez-nous également des questions sur le reportage que vous avez choisi en utilisant le hashtag #MonEnvoyeSpecial sur Twitter et sur Facebook. Nous sommes impatients de vous lire !

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