#MonEnvoyéSpécial : "Textile, la colère des petites mains"

Ce direct est terminé et sera disponible en rattrapage dans quelques minutes.

Il y a deux ans, l'effondrement de l'usine Rana Plaza, au Bangladesh, mettait au jour les conditions de travail désastreuses des ouvriers de l’industrie textile. Alors que les marques occidentales de vêtement se sont depuis engagées à changer leurs pratiques, nous avons vérifié leurs promesses sur le terrain. Exceptionnellement, le reportage de cette semaine a été choisi par le réalisateur et comédien Francis Perrin, qui s'entretient avec Guilaine Chenu et Françoise Joly en fin d'émission.

Pour des raisons liées aux droits de rediffusion, cette émission n'est plus disponible.

À Dacca, la capitale du Bangladesh, le Rana Plaza n’est aujourd’hui plus qu’un champ de ruines. Cet immeuble, haut de neuf étages, s’est effondré le 24 avril 2013, ensevelissant plus de 1 100 ouvriers qui travaillaient pour des grandes marques de prêt-à-porter. Nos journalistes Sophie Bonnet et Vincent Reynaud sont retournés sur place, pour savoir si l’industrie textile avait tiré les leçons de ce drame. Leur reportage a été sélectionné par l’acteur et réalisateur Francis Perrin, qui explique son choix à Guilaine Chenu et Françoise Joly en fin d’émission.

Deux ans jour pour jour après la catastrophe, 2 000 rescapés de l’effondrement du Rana Plaza se sont réunis à Dacca. Ils protestaient contre les indemnisations dérisoires reçues par les familles de victimes, environ 25 millions d’euros sur les 40 millions promis. Si les ouvriers bangladais du textile ont obtenu une revalorisation de leurs salaires, passés de 30 à 53 euros par mois, leurs conditions de travail ne se sont pas améliorées. La plupart des usines restent vétustes et dépourvues des normes élémentaires de sécurité.

Mobilisation des téléspectateurs

Dans les décombres du Rana Plaza, on trouve encore les étiquettes des vêtements de grandes marques occidentales. Sous le feu des critiques, 150 d’entre elles ont signé un accord sur la sécurité des usines textile au Bangladesh, prévoyant notamment l’inspection régulière des ateliers. Sur place, pourtant, rien ne semble avoir changé. Notre équipe a pénétré, en caméra cachée, dans les usines de sous-traitants de certaines grandes enseignes. Comme le confie le contremaître d’une usine vétuste, “les marques, elles ne viennent pas ici”.

Pour continuer à produire à bas coût, plusieurs marques ont décidé de délocaliser leur production vers d’autres pays, encore moins regardants sur les normes de sécurité. Le Cambodge semble ainsi le nouvel eldorado de l’industrie textile. Dans l’un des villages du pays, nous avons rencontré Thaï, 16 ans, contraint d'abandonner l’école pour travailler dans une usine textile. Le soir, à son retour de l’atelier, il déclame des poèmes sur son espoir d’étudier à nouveau un jour. C’est chose faite grâce à la mobilisation de plusieurs centaines de téléspectateurs lors de la première diffusion du reportage, en avril 2014.  

Retrouvez en fin d’émission l’entretien de Guilaine Chenu et Françoise Joly avec Francis Perrin. Le réalisateur et comédien explique ce qui l’a ému dans ce reportage sur les petites mains du textile. Prenez à votre tour les commandes du prochain #MonEnvoyéSpécial : votez pour le reportage que vous voulez voir à l’antenne samedi 23 mai. Et, via Twitter @EnvoyeSpecial et notre page Facebook, posez-nous des questions sur le reportage que vous avez retenu. Nous vous répondrons à la fin de l’émission !

Vous êtes à nouveau en ligne