#MonEnvoyéSpécial : "Un rêve sans fin"

Vivre cent cinquante ans ou même éternellement, résister aux maladies inscrites dans nos gènes... pour certains scientifiques, ce futur n’est pas si lointain. Rencontre avec ceux qui préparent l’homme de demain et nous amènent à des débats de société décisifs. À la fin de l'émission, Guilaine Chenu et Françoise Joly répondent en plateau aux questions que vous avez posées via le hashtag #MonEnvoyeSpecial sur Twitter @EnvoyeSpecial et notre page Facebook.

Pour des raisons liées aux droits de rediffusion, cette émission n'est plus disponible.

C’est un rêve vieux comme le monde. Et, pour certains, nous n’avons jamais été aussi près de le réaliser. D’après les chercheurs, visionnaires et anonymes qui se revendiquent du mouvement transhumaniste, les progrès de la science permettront bientôt de repousser la mort, voire de l’éradiquer. Le reportage que vous avez retenu cette semaine, réalisé par Anouk Burel, entrouvre les portes de la médecine du futur... et de ses enjeux éthiques primordiaux.

Pour anticiper le risque de développer une maladie, il est déjà possible aux États-Unis de réaliser des tests génétiques personnalisés – accessibles en France via Internet, comme le relate un des journalistes de la rédaction de Francetv info. Ces expérimentations peuvent mener à des décisions cruciales : l’actrice Angelina Jolie a ainsi révélé, au printemps 2013, avoir subi une double ablation des seins après avoir découvert qu’elle était porteuse d’un gène augmentant le risque de cancer.

Le corps, une machine à réparer

Devant les avancées de la génétique et des nanotechnologies, certains prédisent l’avènement d’un “homme augmenté”. C’est le cas d’Aubrey de Grey, un généticien britannique qui a développé une théorie censée arrêter le vieillissement. Assimilant le corps à une machine, il explique que “la mort est un problème mécanique que nous pourrons bientôt réparer”. Jean-Claude Weill, chercheur à l’Inserm, assure de son côté que l’homme ”n’est pas programmé à mourir” et que la science pourra de plus en plus différer la date de notre mort.

Cependant, tous les scientifiques ne se réjouissent pas de ces perspectives. L’accès généralisé à des tests génétiques sans même une consultation médicale pourrait largement favoriser l’anxiété chez un patient, voire l’amener à des décisions radicales, préviennent certains chercheurs. D’autres pointent le risque d’une sélection des individus selon leur patrimoine génétique si l’on pouvait un jour choisir les gènes de son enfant. Autant de débats préparés par ceux qui voudraient contrôler leur destin.

Retrouvez, en fin d’émission, les réponses de Guilaine Chenu et Françoise Joly à vos questions posées via le hashtag #MonEnvoyeSpecial sur Twitter @Envoye_Special et sur notre page Facebook. Et votez dès maintenant pour l’émission du samedi 18 avril. Posez-nous également des questions sur les réseaux sociaux sur le reportage que vous avez choisi, Guilaine Chenu et Françoise Joly vous répondront directement à l’antenne !

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