VIDEO. L'Angle éco. Le chômage technologique, une peur très ancienne

La peur que la technologie soit un facteur de déclassement n'est pas nouvelle. Depuis le XVIIe siècle, on l'a souvent accusée de faire croître le chômage. Extrait de "L'Angle éco".

Les robots aux postes moins qualifiés vont-ils réserver le travail à une élite ? Possédant les machines et organisant la production, cette nouvelle aristocratie pourrait conduire les ouvriers à être au chômage permanent. Mais sans aller si loin, la peur que la technologie soient un facteur de déclassement n'est pas nouvelle. François Lenglet, pour "L'Angle éco", revient sur les différentes crises depuis le XVIIe siècle. 

Briseurs de machines

Déjà, en 1675, les tisserands anglais se révoltaient contre la mécanisation de leurs ateliers par crainte de perdre leur emploi. En France, en 1788, 2 000 ouvriers s'attaquaient à une machine à filer le coton. Le mouvement le plus célèbre ? En Angleterre, en 1811, Ned Ludd avait détruit à Nottingham une machine textile et fait naître le mouvement des "luddites".

Pourtant, la technologie, si elle est accusée de faire perdre des emplois, augmente la productivité et les revenus. Elle ne détruit pas l'emploi, elle le transforme et fait disparaître les métiers, non le travail.

Vous êtes à nouveau en ligne