VIDEO. L'Angle éco. La lutte des âges

Avec l'envolée des prix depuis 2000, dans le secteur immobilier, l'écart entre générations se creuse de plus en plus. Aujourd'hui, seul 1% des 20-25 ans a les moyens d'acheter un bien à Paris. Pendant ce temps, les propriétaires, et en particulier les baby-boomers et retraités, voient leur patrimoine foncier grandir et gagner en valeur. Un reportage de "L'Angle éco" diffusé le 9 novembre.

Lundi 9 novembre, François Lenglet et les équipes de "L'Angle éco" font le point sur une folie typiquement française : l'immobilier. Au premier semestre de l'année 2015, les prix de la pierre ont connu une nouvelle hausse, dans l'ancien comme dans le neuf. Loin devant la Grande-Bretagne, l'Allemagne ou les Etats-Unis, la France est le pays où se loger coûte le plus cher proportionnellement aux revenus des habitants.

 La solidarité intergénérationnelle comme solution ?

Il faut aujourd’hui compter en moyenne huit ans de salaire annuel brut pour acheter un logement de 70 mètres carrés dans notre pays. Un investissement trop coûteux qui a des conséquences sociales. Avec l'envolée des prix depuis 2000, les jeunes ont de plus en plus de mal à acheter un bien, et en matière d’immobilier, l'écart entre générations se creuse.

Aujourd'hui, seuls 1% des 20-25 ans et 12% des 40-45 ans ont les moyens d'acheter un bien à Paris. Les prix y ont augmenté de près de 200% en vingt ans, selon l'indice Notaires-Insee. Pendant ce temps, les propriétaires, et en particulier les baby-boomers et retraités, voient leur patrimoine foncier grandir et gagner en valeur. Et si la solution se trouvait en famille, dans la solidarité intergénérationnelle ?

Les prix ont plus que doublé en France en vingt ans

La hausse des prix de l’immobilier ne concerne pas uniquement Paris ou l’Ile-de-France. Entre le début 1996 et l’été 2015, les prix des logements anciens ont augmenté de 141% sur l’ensemble du territoire, toujours selon l’indice Notaires-Insee, 141%, soit des prix qui ont plus que doublé en à peine vingt ans !

Pour l’économiste Hakim El Karoui, auteur de La Lutte des âges (éd. Flammarion), "nous vivons encore avec l’idée selon laquelle les seniors, les retraités, sont plus touchés par la pauvreté. Bien sûr, les petites retraites sont encore une réalité. Mais en comparant la situation d’aujourd’hui avec celle d’il y a trente ans, on se rend compte que la pauvreté a changé de camp. Aujourd’hui, ce sont les jeunes qui sont pauvres".

Un reportage de Tiphaine de Tricornot, Luis Marques, Cedric Baume, Anne Cohen et Claire-Marie Denis.

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