VIDEO. "Le Seigneur nous demandera des comptes"

Le pape François a entrepris une opération "mains propres" sur la banque du Vatican. Mais il entend aussi former une nouvelle génération de gestionnaires. A Rome, les prêtres peuvent désormais suivre des cours de "management pastoral". Extrait de "L'Angle éco" consacré aux rapports de la religion avec l'économie.

François Lenglet s'est rendu au Vatican où, depuis son élection en 2013, le pape François a commencé une opération "mains propres" sur les finances de l'Eglise. C'est de sa responsabilité, car il est le chef des catholiques mais aussi du Saint-Siège… et de ses institutions bancaires. Or les finances du micro-Etat étaient des plus opaques, entachées par de nombreux scandales. Le pape entend notamment mettre la banque du Vatican, qui opérait comme une banque offshore, en conformité avec les normes internationales.

Gérer le capital humain et économique de l'Eglise

François prépare aussi une nouvelle génération de managers. L'université pontificale du Latran vient ainsi d'ouvrir un master de "management pastoral", qui vise à former les prêtres et laïcs à la gestion des ressources humaines et matérielles dans les structures ecclésiales. Bref, une école de commerce pour apprendre à gérer le capital humain et économique de l'Eglise.

"C'est une expérience innovante, car l'Eglise est en train de changer. Souvent, nous, les prêtres, nous n'avons pas la connaissance économique qui est essentielle. Il nous faut mieux gérer les ressources, et de façon intelligente, car le Seigneur nous demandera des comptes", dit un étudiant. 

Extrait de "L'Angle éco".

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