VIDEO. Envoyé spécial. Journalistes face à Daech : la soumission ou la mort

Envoyé spécial/France 2

Pour le groupe Etat islamique, les journalistes ont une grande valeur, mais seulement pour mettre en scène sa propagande, ou pour mourir. Pour "Envoyé spécial", Abou Ahmed, un journaliste syrien, raconte son recrutement. Extrait des "Soldats de l’image", un reportage à voir le jeudi 19 mai à partir de 20h55.

Il ne voulait pas travailler pour le groupe Etat islamique. Abou Ahmed, 33 ans, est un ancien journaliste syrien. Aujourd’hui, Daech veut l’éliminer pour désertion. Il raconte son recrutement : "Ils nous ont contactés et ils nous ont dit qu’ils nous donneraient une rémunération […] et qu’on allait travailler à leurs conditions." En 2013, il a été témoin des premières offensives des jihadistes.

A la gloire de Daech

Dans les villes envahies, tous les journalistes doivent choisir entre la soumission ou la mort. Après la prise de Mossoul, en Irak, une vingtaine d’entre eux ont été exécutés, tandis que les autres sont devenus pigistes du groupe islamiste, comme Abou Ahmed. "Tous les journalistes avaient une très grande valeur pour l’Etat islamique", explique-t-il. Difficile de refuser un recrutement dans de telles conditions, mais "on avait qu’un espoir, c’est qu’ils perdent la bataille". Abou Ahmed a dû mettre en scène ses images, à la gloire de Daech.

Extrait des "Soldats de l'image", un reportage d'Olivier Pighetti diffusé dans "Envoyé spécial" le jeudi 19 mai à partir de 20h55.

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