VIDEO. DCRI, dans l’ombre du renseignement

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Tantôt décriés, tantôt acclamés, les services de renseignement intérieur ont fait la une de l’actualité suite aux attaques terroristes à Paris des 7, 8 et 9 janvier. On sait cependant très peu de choses de leur fonctionnement quotidien. Ce reportage que vous propose "Envoyé spécial" et réalisé par Audrey Goutard et Jean-Marie Lequertier vous fait découvrir ces policiers de l’ombre.

Après le choc des attaques au siège de Charlie Hebdo et à l’épicerie Hyper Cacher, le Premier ministre Manuel Valls a annoncé de nombreuses mesures, mercredi 21 janvier, pour contrer la menace terroriste. La Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) se verra ainsi dotée de 500 postes supplémentaires et bénéficiera des 425 millions d’euros de crédits d’investissement et de fonctionnement dédiés à la lutte antiterroriste.

Ces nouveaux moyens s’ajoutent à la création, mardi 13 janvier, d’un fichier répertoriant les personnes suspectées de terrorisme. Enfin, le Premier ministre a présenté un projet de loi sur le renseignement à l’Assemblée nationale le lundi 13 mai dernier.

Du siège de la DCRI (la DGSI s'est substitué à la DCRI le 12 mai 2014) jusqu’aux centres d’écoute satellitaire, notre caméra a pu pénétrer, pour la première fois, dans les coulisses de l’espionnage français. Nous avons suivi la filature de dix agents secrets chargés de repérer un homme suspecté de planifier un attentat. À l’aéroport, où ils attendent son arrivée, rien ne les distingue des autres passagers. “Le filocheur, c’est monsieur Tout le monde”, confie un espion.

Caméra cachée dans une souche d’arbre

Audrey Goutard et Jean-Marie Lequertier ont également accompagné les agents de la division du terrorisme sunnite. Qu’ils infiltrent les réseaux jihadistes ou qu’ils nichent des caméras dans des objets anodins (bouches d’incendie, souches d’arbre), ces policiers disposent d’une batterie de moyens pour empêcher les attentats.

Loin de se cantonner au terrorisme au nom de l'islam, les services de renseignement luttent aussi contre d’autres formes d'extrémisme, basque ou corse notamment. Ce qui explique en partie pourquoi, en janvier 2015, les islamistes radicaux représentaient 53 % des détenus pour association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un acte de terrorisme.

 

Première diffusion le 6 mai 2010

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