VIDEO. Affaire Boulin : pourquoi Bernard Pons a "la quasi-certitude d'un assassinat"

Au sein même du RPR, on ne croyait pas au suicide de Robert Boulin. L'ancien bras droit de Jacques Chirac, Bernard Pons, a fait une révélation stupéfiante au journaliste Benoît Collombat. Extrait du magazine "Envoyé spécial".

Trente-huit ans après la découverte de son corps dans un étang des Yvelines, le 30 octobre 1979, la mort de Robert Boulin n'est toujours pas élucidée. Une enquête diffusée dans "Envoyé spécial" le 26 octobre apporte des témoignages confondants. Ce gaulliste intègre, ministre de Giscard d'Estaing, dérangeait dans les rangs de son propre parti, le RPR de Jacques Chirac.

D'ailleurs, au sein même du RPR, on ne croit pas à la thèse officielle de la noyade volontaire. Comment, de l'hypothèse "d'un suicide, on passe à la quasi-certitude d'un assassinat", c'est ce qu'explique Bernard Pons dans cet extrait. L'ancien bras droit de Jacques Chirac a été immédiatement informé de l'origine criminelle de cette disparition. 

"Robert ne s'est pas suicidé"

Très peu de temps après, un homme a demandé à le voir. Il s'agit de Guy Aubert, un homme d'affaires proche du RPR. C'est lui qui, le 29 octobre au soir, avait déboulé, affolé, au domicile des Boulin pour prévenir que "Robert est mort, on l'a enlevé". Il parle à Bernard Pons d'un "complot qui se formait", des "inquiétudes de Robert Boulin", des "doutes sur les uns et sur les autres", de "l'atmosphère trouble qui régnait depuis quelque temps". Il le lui dit et répète plusieurs fois : "Robert ne s'est pas suicidé." Quand Guy Aubert quitte son bureau, Bernard Pons en est convaincu.

Extrait d'une enquête de Benoît Collombat, Bernard Nicolas et Arnaud Mansir, à suivre dans "Envoyé spécial" le 26 octobre 2017.

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