VIDEO. Alain Juppé à "Des paroles et des actes" en 7 citations

Le maire UMP de Bordeaux (Gironde) le 16 septembre 2014 lors d\'une conférence de presse au siège de son parti à Paris.
Le maire UMP de Bordeaux (Gironde) le 16 septembre 2014 lors d'une conférence de presse au siège de son parti à Paris. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

Le maire de Bordeaux, candidat à la primaire UMP pour la présidentielle de 2017, était l'invité de l'émission politique de France 2. Voici ce qu'il faut en retenir.

Le costume du candidat de l'UMP à l'élection présidentielle de 2017, il se voit déjà l'endosser. "Oui, j'en ai rêvé", reconnaît Alain Juppé. Pour le candidat à la primaire de son parti, c'est "une envie", et ce "depuis longtemps", mais "pas une obsession". "Aujourd'hui, je me sens prêt", confie l'ex-Premier ministre, regrettant le rendez-vous manqué de 2007. Le maire de Bordeaux était l'invité de Des paroles et des actes, jeudi 2 octobre, sur France 2. Voici les sept temps forts de l'émission.

1Le soutien de Chirac "n'est pas un scoop"

Lui qui fut le Premier ministre de Jacques Chirac de 1995 à 1997 n'est pas surpris du soutien que lui apporte l'ancien chef de l'État. Celui que le Corrézien baptisait "le meilleur d'entre nous" rappelle ses liens anciens avec l'ex-président. Il admet toutefois qu'il a été attristé par les critiques de l'ex-Première dame, Bernadette Chirac, à son égard.

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2À propos de Sarkozy : "Entre amis, on se frite parfois"

"Alain Juppé, je l'ai connu quand j'avais 20 ans. C'est un partenaire, c'est un ami, c'est un compagnon, c'est quelqu'un pour qui j'ai même de l'admiration, et j'aurai besoin de lui." Voilà ce que Nicolas Sarkozy a dit de lui lors de son interview sur France 2, rappelant au passage l'ancienneté de son adversaire, souvent considérée comme un handicap pour lui. Et voici ce que lui répond l'intéressé, non sans ironie : "J'ai connu Nicolas Sarkozy quand j'avais 30 ans, et j'aurai besoin de lui demain : vous voyez comme on est en phase." 

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3"Je ne connaissais pas Bygmalion"

Alain Juppé a été catégorique. "Je ne connaissais pas Bygmalion", a-t-il déclaré, en réponse à une question sur l'affaire Bygmalion, ce système présumé de fausses factures durant la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012. "Je n'ai eu aucune responsabilité à l'UMP depuis 2004 et je n'étais plus à l'Assemblée nationale non plus depuis 2004", a-t-il argumenté. Il se démarque en cela de François Fillon, qui a mis à mal la défense de Nicolas Sarkozy sur cette affaire.

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4 ISF, 35 heures, retraites... Son programme

"Vous me demandez quelles sont mes idées, les voilà", a lancé Alain Juppé. Et de détailler ses propositions, assez proches de celles de son principal rival : "sortir du carcan des 35 heures", "agir sur la fiscalité du patrimoine" et donc "supprimer l'ISF", réformer le code du travail et "aller progressivement" vers un âge légal de départ à la retraite à 65 ans vers 2020. Le candidat veut aussi ramener la dépense publique à 50 % du PIB sur cinq ans, soit 100 milliards d'euros d'économies. Et réformer l'AME, l'aide médicale d'État, qui permet aux étrangers en situation irrégulière de bénéficier d'un accès aux soins.

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5"Je ne souhaite pas" revenir sur le mariage pour tous

Revenir sur le mariage pour tous, Alain Juppé "ne le souhaite pas". Il affirme même qu'il ne croit pas que cela arrivera, en cas de retour de la droite au pouvoir. En revanche, il se dit opposé à l'autorisation de la procréation médicalement assistée (PMA) pour les couples de même sexe ainsi qu'à la reconnaissance des enfants nés de gestation pour autrui (GPA) à l'étranger, et se dit prêt à modifier le texte de la loi Taubira pour renforcer ces aspects si nécessaire.

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6"Je n'ai pas été exemplaire dans ma vie"

Alain Juppé a fait son mea culpa à plusieurs reprises. Il a d'abord assumé sa condamnation judiciaire assortie d'une peine d'inéligibilité en 2004 dans l'affaire des emplois fictifs de la ville de Paris. Il a aussi reconnu avoir "fait une bêtise" en ne supprimant pas l'ISF lorsqu'il était chef de gouvernement. Même ton d'humilité lorsqu'il a évoqué la réforme de la formation des enseignants ou les propositions très fermes du RPR dans les années 1990 sur l'immigration. "Sans doute une erreur" qu'il n'avait pas combattue, selon lui.

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7 Ému ? "Oui, un peu"

Selon un sondage Harris Interactive réalisé au cours de l'émission, Alain Juppé a réussi sa prestation. Il a été jugé convaincant par 56 % des personnes qui ont regardé l'émission et répondu à l'enquête. Et il ferait un "bon président" pour 61 % des téléspectateurs, quand ces derniers n'étaient que 49 % à l'affirmer avant son interview. Il a également été jugé "sympathique" par 72 % des sondés, contre 54 % quelques heures plus tôt. Des statistiques encourageantes qui lui ont presque tiré des larmes.

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