Des paroles et des actes : "Invité, François Fillon"

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L'ex-Premier ministre était l'invité de l'émission présentée par David Pujadas. Il a notamment débattu avec le ministre délégué au Budget, Bernard Cazeneuve.

L'essentiel :

 François Fillon a d’abord condamné l’agression mortelle du militant d’extrême-gauche Clément Méric. "Les formations politiques d'extrémistes qui utilisent la violence n'ont pas leur place dans la République”, a-t-il déclaré.

A propos de la baisse du plafonnement du quotient familial, décidée cette semaine par le gouvernement, François Fillon a estimé qu’il ne s’agissait pas d’une bonne idée et a pris l’engagement de revenir sur cette réforme.

Ensuite, interrogé sur l’élection à la présidence de l’UMP, il n’a pas mâché ses mots. "C'est une élection qui a été truquée, qui a été volée", a-t-il asséné. Sur ses rapports avec Nicolas Sarkozy, il est resté poli. “J'ai beaucoup de respect pour Nicolas Sarkozy. Il peut avoir envie de défendre de nouvelles idées, de nouveaux projets. On débattra ensemble”, a-t-il déclaré. Il n'a ensuite pas hésité à rétorquer : "Le problème de la France ce n'est pas Nicolas Sarkozy, c'est François Hollande".

France 2

Dans la partie consacrée à l'économie :

François Fillon a dit à nouveau qu’il regrettait de ne pas avoir supprimé les 35 heures lorsqu’il était Premier ministre. Il souhaite supprimer la durée légale du travail et faire en sorte qu'elle soit négociée dans les entreprises.  

Sur les retraites, “il faut ramener tous les régimes sur les mêmes conditions”, a estimé François Fillon, en réponse à une question de François Lenglet. Pour lui, le secteur public doit s’aligner sur le secteur privé. Il s’est également prononcé en faveur d’un recul de l’âge légal de départ à la retraite, à 65 ans, et pour l'allongement de la durée de cotisation.

L’ex-Premier ministre est aussi favorable à un durcissement des conditions d’indemnisation du chômage en France.

Sur la partie "pure politique" : 

Invité à réagir sur le mariage pour tous, François Fillon a donné clairement sa position : “Je n’abrogerai pas sur la loi ouvrant le mariage et l’adoption aux personnes de même sexe. Je suis réaliste : on ne pourra pas démarier les gens.” Il préfère réécrire la loi. Il a ensuite fait amende honorable en regrettant son vote contre la dépénalisation de l'homosexualité, en 1981.

Il s’est ensuite prononcé en faveur d’une réduction de la politique d’immigration, s'est opposé à la création de salles de shoot et a refusé les peines de probation. Sur ce dernier point, il a déclaré : “Je ne pense pas que ce soit une bonne idée d'envoyer en prison quelqu'un qui commet un excès de vitesse."

Interrogé sur les rapports entre l’UMP et le Front national, François Fillon a indiqué qu’il appellera toujours à voter contre le parti d’extrême-droite. “Je considère que le FN est à la lisière du front républicain. Donc c’est un parti politique que je combats et avec lequel je me refuse toute alliance”, a-t-il déclaré.

Dans le débat avec Bernard Cazeneuve, le ministre du Budget :

La santé économique de la France s’est tout de suite installée au cœur du débat. Technique, le débat est aussi resté très convenu entre les deux hommes. Chacun a campé sur ses positions politiques, à gauche ou à droite, et a défendu ses solutions pour améliorer la compétitivité en France.

François Fillon s’est montré un peu plus critique sur l’action du gouvernement. Selon lui, elle n’est pas à la hauteur de l’état actuel de la France, et de la crise qu’elle traverse. “Vous avez balayé tout ce que nous avons mis en œuvre”, a reproché l’ancien Premier ministre à l’actuel ministre du Budget.

Le ton est un peu monté entre les deux hommes sur le déficit public de la France. Ils ont cité des chiffres justes, mais n'en ont pas fait la même lecture.

 

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