VIDEO. Attentats de Paris. Younès, jihadiste "repenti" de Syrie

Le "Belgistan" est au cœur de l'enquête sur les attentats du 13 novembre à Paris. La Belgique est-elle trop tolérante envers ses jihadistes ? Les journalistes de "Complément d'enquête" y ont rencontré Younès, revenu de Syrie. Repenti ?

La Belgique mise sur la rédemption de ses anciens jihadistes. Le pari est-il risqué ? Rencontre avec Younès, ancien jihadiste parti pour la Syrie, où il est resté un mois et demi.

Février 2015 : Younès sort libre du plus grand procès jamais organisé en Belgique, celui de Sharia4Belgium, un groupe accusé d'avoir recruté des dizaines de jihadistes, parmi lesquels le jeune homme de 26 ans. Il bénéficie d'une peine légère : trois ans avec sursis. Pour son avocat, "ceux qui reviennent de Syrie et n'ont pas de sang sur les mains ont le droit de recommencer une nouvelle vie".

Rencontre à Anvers, neuf mois après le procès

Neuf mois plus tard, Younès a-t-il tourné le dos à son passé, comme l'espérait la justice belge ? Il porte toujours la djellaba, mais dit avoir changé de vie. Il a décroché un job de boulanger et écrit un livre sur son histoire.

Interrogé sur les attentats du 13 novembre en France, le jeune homme refuse pourtant de les condamner. Il dit ne pas se reconnaître dans "l'islam radical", même s'il défend l'instauration d'un califat et croit en la charia : "Donnez aux musulmans un Etat, et tout ça s'arrêtera." Depuis, Younès a perdu son travail de boulanger.

 

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