VIDEO. Affaire Grégory. La "malédiction des juges" continue en 2018

COMPLÉMENT D'ENQUÊTE/FRANCE 2

En 2017, trente-trois ans après l'assassinat du petit Grégory, ni ses parents ni la justice ne peuvent se résoudre à clore un dossier maudit. Après les échecs de ses prédécesseurs, une nouvelle juge d'instruction reprend l'affaire. Le logiciel AnaCrim permet des avancées qui semblent décisives...  

La justice a-t-elle raison de se refuser à clore l'affaire Grégory, plus de trente ans après les faits ? Sans aucun doute, car "il s'agit d'un assassinat d'enfant", répond Jean-Marie Beney – c'est le procureur qui a obtenu la réouverture de l'enquête en 2008, à la demande des parents. Comment leur dire "on arrête" ? questionne le journaliste Dominique Verdeilhan. Comment exclure, d'autre part, un possible "péché d'orgueil" de certains magistrats désireux d'être "celui qui trouve la solution" ?

L'enquête, qui a déjà usé les juges Lambert et Simon, reprend donc à Dijon. Elle est confiée en 2011 à la juge Claire Barbier, expérimentée et rigoureuse, et au procureur général Jean-Jacques Bosc. La justice se veut désormais irréprochable. Après l'échec de coûteuses analyses ADN complémentaires, elle mise sur un nouveau logiciel informatique, AnaCrim, pour recouper les milliers de pièces d'un dossier tentaculaire. 

Trois suspects inculpés trente-trois ans après les faits

 AnaCrim aboutit à l'hypothèse d'un complot familial... et à trois mises en examen, les premières depuis trente-trois ans. Il s'agit de Murielle Bolle, la belle-sœur de Bernard Laroche, ainsi que des grand-oncle et grand-tante de Grégory, Marcel et Jacqueline Jacob.

C'était compter sans "la malédiction des juges" de l'affaire Grégory... Un an plus tard, en mai 2018, elle semble frapper à nouveau : les trois mises en examen sont annulées pour "vice de procédure".

Extrait de "Grégory : la malédiction des juges", à voir dans "Complément d'enquête" le 6 septembre 2018.

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