"Complément d'enquête". Trafiquants d'art : la guerre est déclarée

Les "antiquités de sang", ces œuvres d’art pillées dans les zones de guerre au Proche et au Moyen-Orient, puis revendues à de riches collectionneurs et antiquaires en Europe, seraient l’une des principales sources de financement des groupes terroristes. Pendant un an, "Complément d’enquête" a remonté la piste des trafiquants d’art, des cités antiques de Libye jusqu’aux petits revendeurs clandestins sur eBay et aux galeries d’art parisiennes. Comment ces statuettes, bustes et bijoux précieux sont-ils acheminés en toute clandestinité ? Avec quelles complicités ? Combien rapporte ce butin de guerre ?

On les appelle les "antiquités de sang". Elles apparaissent au grand jour depuis peu : des œuvres d’art pillées dans les zones de guerre au Proche et au Moyen-Orient, puis revendues à de riches collectionneurs et antiquaires en Europe. Un marché illégal pesant plusieurs centaines de millions d’euros qui serait l’une des principales sources de financement des groupes terroristes.

Pendant un an, "Complément d’enquête" a remonté la piste des trafiquants d’art, des cités antiques de Libye jusqu’aux petits revendeurs clandestins sur eBay et aux galeries d’art parisiennes.

Une chasse aux trésors mondiale

Comment ces statuettes, bustes et bijoux précieux sont-ils acheminés en toute clandestinité ? Avec quelles complicités ? Combien rapporte ce butin de guerre ? Sur Facebook, nous avons infiltré des groupes de discussion où pilleurs et intermédiaires s’échangent conseils et astuces pour déjouer les contrôles policiers. En Espagne, nous avons suivi la traque d’un antiquaire barcelonais accusé de financement de terrorisme. Une première en Europe.

Deux enquêteurs au profil d’Indiana Jones nous ont servi de guides dans cette chasse au trésor mondiale : Morgan Belzic et Vincent Michel, archéologues et experts auprès de l’Office central de lutte contre le trafic de biens culturels. Comment parviennent-ils à identifier une œuvre volée ? Combien de temps faudra-t-il attendre pour que les "antiquités de sang" soient enfin bannies des salles de vente et des expositions ?    

Une enquête de François Cardona et Paul Cabanis, production Babel Doc.

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