Complément d'enquête : "CGT, Medef... Pour qui roulent les syndicats ?"

Ce direct est terminé et sera disponible en rattrapage dans quelques minutes.

Les syndicats français de salariés ou de chefs d’entreprise défendent-ils au mieux les intérêts de leurs membres ? Qui représentent-ils réellement, quand le taux de syndicalisation est l’un des plus faibles d’Europe, d’un côté comme de l’autre ? "Complément d'enquête" a rencontré la CGT, le Medef et les camps opposés d’un même syndicat dans deux usines d’un grand groupe.

Pour des raisons liées aux droits de rediffusion, cette émission n'est plus disponible.

La défiance envers les syndicats, comme la question de leur représentativité réelle, est au cœur des débats depuis quelques années. La France compte aujourd’hui moins de 2 millions de syndiqué(e)s, contre plus de 5 millions au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.

Avec moins de 8 %, le taux de syndicalisation y est l'un des plus bas d'Europe (jusqu’à près de 70 % en Suède !). Moins d'un salarié sur dix adhère donc aujourd’hui à une organisation syndicale.

Un syndicat de salariés à la peine

Après les révélations sur le train de vie de Thierry Lepaon, secrétaire général démissionnaire de la CGT (primes diverses, travaux à la charge de la centrale à son domicile et à son bureau…), le lien avec la base semble plus que jamais distendu. 

Pour contrer cette image dégradée de la CGT, il affirmait il y a quelques mois que la centrale comptait, avec ses 700 000 adhérents, plus de membres que l’ensemble des partis politiques français. Et son successeur Philippe Martinez, élu mardi 3 février, ne devra pas chômer pour effacer la séquence Lepaon.

Le patron des patrons à l'attaque

Côté patronal, le malaise s'installe également, car le président du Medef, Pierre Gattaz, multiplie les provocations à l’endroit du gouvernement et des syndicats en lançant en permanence des ballons d’essai pour tester la réaction de ses futurs interlocuteurs autour de la table des négociations.

Le fils d’Yvon Gattaz, ancien président du CNPF (de 1981 à 1986), réclame ainsi la suppression de l’ISF, l’abrogation des 35 heures ou la généralisation du travail le dimanche… Au point de refroidir les ardeurs d’un pouvoir qui affirme pourtant aimer l’entreprise !

Au sommaire de Complément d'enquête :

Goûts de luxe à la CGT ?

Matthieu Fauroux et Julien Pelletier ont enquêté sur les pratiques de l'ancien dirigeant de la CGT, Thierry Lepaon, et sur une centrale en plein doute. Son successeur Philippe Martinez parviendra-t-il à rétablir un climat de confiance, à l’intérieur comme à l’extérieur ?

Goodyear-Dunlop : la lutte finale

D’un côté, une usine de pneus à l’arrêt (les syndicats rejettent les propositions de la direction) et de l’autre, une usine de pneus du même groupe au travail (les syndicats ont transigé au nom de l’emploi). Nathalie Sapena et Raphaëlle Duroselle ont rencontré les deux camps opposés.

L'étrange M. Gattaz

Un portrait du patron des patrons, brossé par Zoé de Bussière et Florian Le Moal, à qui l'on reproche de bloquer des négociations, de mépriser les syndicats de salariés, ou même de tromper le gouvernement, quand lui affirme défendre les intérêts de la France qui travaille.

Vous êtes à nouveau en ligne