"Complément d'enquête". JO : la gloire et la galère

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A Rio, ils vont gagner des médailles pour la France, mais eux ne gagnent pas leur vie. Rencontre avec des champions qui vivent avec à peine 500 euros par mois, pendant que certaines fédérations sportives brassent de l'argent. A la veille de l'ouverture des JO 2016, le 4 août, "Complément d'enquête" rediffuse ce document qui montre le revers de la médaille.

Pour des raisons liées aux droits de rediffusion, cette émission n'est plus disponible.

Saviez-vous que près de la moitié des sportifs qui représentent la France aux JO de Rio vivent avec moins de 500 euros par mois ? Rencontre avec ces champions pas même smicards du sport, et enquête sur un système où ce sont les fédérations qui, parfois, brassent de l'argent. Le revers de la médaille, à (re)voir le 4 août 2016 dans le cadre des Hors-Séries de "Complément d'enquête".

Médailles d'or, sportifs sans argent

"Si notre statut est amateur, nous nous entraînons comme des professionnels […]. Nous vivons pour le sport mais pour la plupart, le sport ne nous fait pas vivre", pouvait-on lire dans une tribune signée en 2015 par une quarantaine de sportifs de haut niveau, comme le biathlète Martin Fourcade ou le perchiste Renaud Lavillenie.

Loin du cliché du footballeur millionnaire, le rapport Karaquillo a mis en évidence la précarité dans laquelle vivent de nombreux sportifs. Suite à ce rapport, une loi a été adoptée en novembre dernier. Elle a pour but d'améliorer la couverture sociale des sportifs, à 75% non salariés, donc non couverts en cas d'accident − un passage obligé dans la pratique sportive ! Le site du gouvernement communiquait, en mai 2016, sur son action en faveur d'un statut pour les sportifs de haut niveau.

Pas de quoi remplacer ses baskets ni même manger

Les difficultés des sportifs de haut niveau qu'a rencontrés Peggy Leroy pour ce "Document de Complément" sont pourtant toujours les mêmes. En France, contrairement à ce qui se passe en Chine ou, plus près de chez nous, en Italie, les sportifs ne sont pas payés. Ils sont donc obligés de travailler. Une double vie pas du tout choisie qui entraîne un grand stress, voire mène au burn-out. Et tout ça pour des revenus vraiment maigres...

Vous entendrez dans le reportage les confidences d'un sportif de haut niveau qui n'a pas de quoi remplacer ses baskets. Ce n'est pas lui qui ira en acheter à cette championne du 400 mètres haies qui fait la vendeuse chez Décathlon pour arrondir ses fins (ou même ses débuts) de mois. Des mois où "des fois, y a rien dans le frigo" ! Comment faire pour être performant quand on "mange du pain et du beurre" ?

Les pratiques scandaleuses de certaines fédérations

En France, les fédérations ne rémunèrent pas leurs sportifs − mais parfois leurs responsables sont grassement rétribués. A ne pas manquer dans ce document, une enquête sur les pratiques scandaleuses de la Fédération française de taekwondo. Pendant que les jeunes taekwondistes les plus doués se voient contraints d'abandonner parce qu'ils sont obligés de payer eux-mêmes leurs déplacements, la femme ou le fils des dirigeants se baladent gratuitement jusqu'à Las Vegas...

"JO : la gloire et la galère", un document signé Peggy Leroy, Julien Nativel et Aymeric Guillot, à (re)voir dans les Hors-Séries de "Complément d'enquête" le 4 août 2016.

A la suite de cette rediffusion, Nicolas Poincaré recevait Astrid Guyart, escrimeuse qualifiée pour les JO.

La situation de ces athlètes a "scandalisé les internautes", mais leur a aussi "inspiré beaucoup de respect", selon le site Metronews, qui a publié une revue de tweets le lendemain de l'émission.

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