VIDEO. Violences conjugales : le Téléphone grave danger pour secourir les femmes en moins de sept minutes

Pour bénéficier de ce dispositif de téléprotection attribué par la justice, une femme victime de violences conjugales doit être séparée de son conjoint et ne plus avoir de contact avec lui… Extrait du magazine "13h15 le samedi" du 8 février 2020.

Après la plainte déposée par Céline pour violences, son ex-conjoint la harcèle jour et nuit avec des centaines d’appels et de textos, entre menaces et déclarations d’amour passionnées. Pour la protéger, une association de juristes lui propose une solution : le Téléphone grave danger (TGD). Elle peut déclencher ce dispositif à tout moment si sa route croise celle de son agresseur, avec l’assurance d’être secourue en moins de sept minutes.

C’est la justice qui décide de l’attribution du TGD et c’est au tribunal que les femmes, choisies pour en bénéficier viennent le chercher. Ce jour-là, Agnès se rend au tribunal. Son ancien conjoint, condamné pour des violences graves, pourrait bientôt sortir de prison. Accompagnée par la directrice de l’association, celle qui craint pour sa vie vient rencontrer la substitut du procureur qui va lui remettre ce téléphone et lui expliquer son fonctionnement.

"Vous appuyez trois fois très vite sur le bouton du côté"

"On vous a fait entrer dans le dispositif car on estime qu’il y a une véritable dangerosité de la part de monsieur qui pourrait porter atteinte à votre intégrité physique, explique Morgane Couchet à la victime de violences conjugales. Il faut qu’on vous protège. Vous êtes, pour l’association et le parquet, quelqu’un dont la situation est prioritaire. Si vous vous retrouvez en contact direct avec monsieur, vous appuyez trois fois très vite sur le bouton du côté. Cela va déclencher l’appel à Mondial Assistance sans que vous ayez besoin de leur dire quoi que ce soit."

Agnès appuie trois fois très rapidement sur le bouton pour vérifier le dispositif qui lui permet d’être géolocalisée sans appeler le 17, patienter ou parler pour voir arriver les secours. Cette rapidité d’intervention la rassure. Elle a ainsi la certitude que la situation n’aura pas trop le temps de partir en vrille après son appel au secours : "Si ça dégénère un petit peu, ce sera toujours moins grave que ce qui a dégénéré avant", rappelle-t-elle au magazine "13h15 le samedi" (replay). Une femme doit absolument être séparée de son conjoint et ne plus avoir de contact avec lui pour bénéficier du dispositif TGD.

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