VIDEO. "Monique Olivier est complètement libérée de Michel Fourniret", estime l'avocat de l'ex-femme du tueur en série

"J’en reviens pas. Je lui ai répondu et il ne me fait pas peur…" a confié la complice de "l’Ogre des Ardennes" à maître Richard Delgenes qui l’assistait lors d’une confrontation entre les ex-conjoints… Extrait du magazine "13h15 le samedi" du 8 juin 2019.

Monique Olivier, l’ex-épouse du tueur en série Michel Fourniret, condamnée pour complicité de meurtres, a fait une déclaration de son propre chef à la juge d’instruction, en février 2019, concernant l’affaire Estelle Mouzin. La petite fille de 9 ans a disparu le 9 janvier 2003 alors qu’elle sortait de l’école à Guermantes, en Seine-et-Marne. Son avocat Richard Delgenes était présent et il a conservé un brouillon de cette déclaration dans laquelle elle évoque l’alibi très branlant de "l’Ogre des Ardennes" le jour de la disparition de l’enfant : un coup de fil qu’il aurait passé à son fils.

"C’est la déclaration spontanée que Monique Olivier a souhaité faire au juge d’instruction à Paris, à la fin d’un interrogatoire, explique-t-il début juin au magazine "13h15 le samedi" (replay), avant d’en lire un extrait : "Je voudrais revenir sur une affaire médiatisée et la disparition d’Estelle Mouzin. J’ai été interrogée plusieurs fois sur cette affaire et l’éventuelle responsabilité de Michel Fourniret. J’ai également été interrogée pour des révélations que j’aurais faites à une codétenue et une visiteuse de prison. La question qui m’est posée est de savoir si Michel Fourniret a appelé son fils Jean-Christophe le jour de la disparition d’Estelle Mouzin ou s’il m’a demandé de le faire pour servir d’alibi…"

"Tout cela va peut-être favoriser des révélations"

Cet extrait serait-il donc le début de la déclaration par laquelle Monique Olivier se dit prête à collaborer avec la juge d’instruction et les enquêteurs sur l’affaire Mouzin ? "Voilà..." confirme maître Delgenes qui referme le dossier en précisant : "Le reste concernera le juge d’instruction et sera couvert par le secret." Alors, va-t-elle en dire plus ? "Le fait d’être éloignée de Michel Fourniret a détricoté les relations entre les deux. Et je pense qu’après quinze ou seize ans d’incarcération, Monique Olivier est complètement libérée de Michel Fourniret."

"Je me rappelle qu’en confrontation [en octobre 2108], Michel Fourniret a essayé de hausser le ton, de parler un petit peu avec autorité en disant : ’Mais toi, t’es qu’une cloche'. Monique Olivier lui a répondu : 'Ça va, tu ne me fais plus peur'. Et en sortant, elle m’a dit : 'J’en reviens pas. Je lui ai répondu et il ne me fait pas peur. Ce n’est qu’un petit bonhomme et ça y est quoi…' Je me suis dit que les relations s’inversent. Michel Fourniret qui hausse le ton entouré de deux gendarmes n'impressionne pas Monique Olivier. C’est assez nouveau. Si elle n’a pas peur de lui, de quoi aurait-elle peur, puisqu’elle n’a pas peur de la prison ? Tout cela va peut-être favoriser des révélations", estime l'avocat. Pour l’instant le dossier Mouzin est instruit à Meaux. Le transfert à la juge de Paris a été demandé pour qu’elle puisse être à nouveau entendue. Le 14 mars 2019, Michel Fourniret a dit à la juge d’instruction avoir "croisé" la petite Estelle…

Vous êtes à nouveau en ligne