VIDEO. Et si Nordahl Lelandais était le nouveau tueur en série français ?

Depuis l’affaire de la petite Maëlys et la disparition du caporal Arthur Noyer, 900 dossiers ont été ressortis des placards, 450 ont fait l’objet d’un examen et une quarantaine ont été transmis aux enquêteurs et aux juges. Nordahl Lelandais pourrait-il être lié à d’autres cas non élucidés ? Extrait du magazine "13h15 le dimanche" du 23 février 2020.

Dans quelques mois, Nordahl Lelandais sera jugé devant la cour d'assises pour l’affaire Maëlys, une fillette de 9 ans qui avait disparu dans la nuit du 26 au 27 août 2017, lors d'une fête de mariage à Pont-de-Beauvoisin (Isère). Il est aussi soupçonné du meurtre du caporal Arthur Noyer, dont la disparition a été constatée le 12 avril 2017. Il y a eu des disparitions nombreuses dans la région et des familles sont réunies dans une association dirigée par deux commissaires. Et si Nordahl Lelandais était le nouveau tueur en série français ?

Tous les "cold cases" sont ressortis pour chercher des rapprochements : "Le lien entre tout ça, c’est déjà la proximité", note Philippe Folletet, vice-président de l'association Assistance et recherches de personnes disparues (ARDP), pour le magazine "13h15 le dimanche" (replay)." Il indique ainsi un grand nombre de points marqués sur une carte déployée, en citant les noms de personnes qui pouvaient avoir un lien direct ou indirect avec Nordahl Lelandais : "Cela constitue quand même un faisceau d’éléments."

21 disparitions entre 2002 et 2017…

"On a 21 affaires de disparitions sur l’espace-temps de 2002 à 2017 susceptibles d’être analysées plus en détail, en fonction de certains emplois du temps, précise Bernard Valézy, président de l’ARPD. Des pistes qui pourraient être celles d’une autre personne. Depuis le départ, on a toujours dit qu’il ne faut pas focaliser sur l’action de Lelandais et qu’on peut avoir aussi d’autres personnes du même type qui œuvraient sur cette région-là."

Sous la pression, la gendarmerie décide de créer la première cellule d’enquête à l’échelle nationale pour effectuer des recoupements, la cellule Ariane : 900 dossiers sont ressortis des placards, 450 ont fait l’objet d’un examen, une quarantaine ont été transmis aux enquêteurs et aux juges. "Ce qui intéressait la gendarmerie, c’était d’être bien sûr qu’on ne soit pas passé à côté de quelque chose, explique le général Jean-Philippe Lecouffe, sous-directeur de la police judiciaire à la gendarmerie nationale. De Nordahl Lelandais ou de quelqu’un d’autre… On s’est dit : est-ce qu’il n’y a pas un lien qui peut être fait entre les différentes affaires ?"

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