13h15 le samedi. Guy Ribes : hors cadres

Des Picasso, Matisse, Renoir, Modigliani, Chagall, Dali, Bonnard, Léger…, le faussaire Guy Ribes, 68 ans, en a produit plusieurs centaines pendant des dizaines d'années. Son talent, exploité par un réseau, a abusé des experts dans le monde entier. Arrêté en 2005, l'artiste signe aujourd'hui sa propre peinture de son nom…

Le faussaire Guy Ribes, 68 ans, a vécu des dizaines d'années dans la peau des plus grands peintres : Picasso, Matisse, Renoir, Modigliani, Chagall, Dali, Bonnard, Léger… Parmi les vrais-faux tableaux dont il a inondé le marché, il y avait aussi des œuvres signées Foujita, Dufy, Van Dongen ou Laurencin… Combien de ces toiles "à la manière de" sont encore accrochées aux murs de collections privées ou de musées nationaux ? Seul lui le sait…

Un réseau d'intermédiaires, d'imprimeurs, d'escrocs, de marchands et galeristes a exploité le talent du faussaire jusqu'à la corde et abusé des experts patentés dans le monde entier, quand ceux-ci n'étaient pas tout simplement de mèche… Le monde de l’art ne s'est douté de rien tant les toiles étaient encore plus vraies que nature, tant l'usurpateur avait su capter l'émotion originale de l'artiste.

L'ex-faussaire signe désormais de son nom

Le magazine "13h15 le samedi" (FacebookTwitter#13h15) diffusé sur France 2 trace le portrait d'un homme né dans une maison close de la région lyonnaise à la fin des années 1940. Issu d'une famille où l'on "pratiquait plutôt le revolver que le pinceau", il révèle dans son autobiographie Autoportrait d'un faussaire (Presses de la Cité), écrite avec Jean-Baptiste Péretié, les jeux de dupes auquel se prête le milieu de l'art… et de nombreux secrets de fabrication grâce auxquels il a vécu comme un prince avant que la police ne l'arrête, en 2005.

Mallory Ahounou, Guillaume Salasca et Maxime Souville ont rencontré Guy Ribes, aujourd'hui installé dans la banlieue est de Paris. De très nombreuses victimes ont été identifiées après le démantèlement du réseau. Le maître en vrais-faux tableaux, condamné en 2010 à trois ans de prison, dont deux avec sursis, s'était un moment reconverti dans les faux-vrais, achetés en toute connaissance de cause par des amateurs. Désormais, il fait sa propre peinture et signe de son nom. C'est la troisième période de l'artiste, celle du vrai-vrai.

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