13h15 le samedi : "Les derniers voyageurs"

Sur les 300 000 "gens du voyage" recensés par le ministère de l'Intérieur, à peine 60 000 continuent de perpétuer la tradition d'une vie non sédentaire. Un mode de vie souvent conflictuel et précaire qui devient de plus en plus difficile. Les derniers voyageurs pourraient bientôt disparaître.

La vie des "gens du voyage", qui ont choisi de perpétuer la tradition d'une existence non sédentaire, est aujourd'hui de plus en plus difficile. Et sur les 300 000 nomades aux semelles de vent recensés par le ministère de l'Intérieur, seuls 60 000 continuent de voyager.

Ils se heurtent de plus en plus à la dureté d'un mode de vie souvent conflictuel avec les populations locales ou les autorités. Une communauté itinérante a accepté la présence du magazine 13h15 le samedi pour parler de son quotidien et partager ses joies comme ses peines.

Une vie hors les murs

Tous les quinze jours, Milo Delage recherche un lieu d'accueil pour une vingtaine de familles, en sachant pertinemment que peu de monde souhaite leur venue. Il doit parfois s'imposer avec sa cinquantaine de véhicules, surtout quand une municipalité de plus de 5 000 habitants n'a pas prévu, au mépris de la loi, une aire pour les accueillir.

Cette vie précaire pèse sur les familles, qui doivent notamment scolariser leurs enfants dans une nouvelle école tous les mois, mentir sur leurs origines pour éviter d'être dénigrées ou se faire sans arrêt contrôler par la police. Les derniers voyageurs fatiguent, mais ne renoncent pas à vivre sans murs dans un espace de plus en plus contraint. Pour combien de temps ?

Un document de Karine Comazzi, Frédéric Poussin, Boris Mélinand et Éric Chevalier.

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