13h15 le dimanche. Vingt-sept patrons pour une usine : se battre pour durer

La Fonderie Gillet, à Albi, a été reprise par 27 des 41 salariés fin 2014. Ils sont devenus les sociétaires d'une Scop (Société coopérative et participative) et travaillent depuis beaucoup pour réussir le pari de sauver leur entreprise. Ils font face à des pannes de machines vétustes, à un manque de trésorerie et certains d'entre eux ont des problèmes de santé dus à une intoxication au plomb…

La Fonderie Gillet, au cœur d'Albi (Tarn), n'a pas fermé ses portes après sa mise en liquidation judiciaire en 2014. Pour la sauver, 27 des 41 salariés de la quatrième plus ancienne entreprise de France, créée en 1687, ont décidé de la racheter en devenant sociétaires d'une Scop (Société coopérative et participative), après validation du projet par le tribunal de commerce fin 2014. Michel, Pascal, Boris, Nicolas et leurs collègues… sont ainsi les 27 patrons de leur usine depuis un an et demi.

Les ouvriers ne pouvaient se résoudre à voir leur entreprise disparaître avec la crise, des repreneurs successifs et le manque d’investissements pour la moderniser… Une majorité du personnel l'a rachetée pour en devenir à la fois les employés et les dirigeants. Un investissement humain, mais aussi financier. Certains ont risqué les économies de toute une vie de travail, quand d'autres avaient recours à l'emprunt(vidéo). Ils ont ainsi tous fait une affaire personnelle du redressement de leur entreprise vouée à la faillite. C'était le début de l'aventure (vidéo).

Les ouvriers-patrons travaillent tous beaucoup

Le magazine "13h15 le dimanche" (FacebookTwitter#13h15) diffusé sur France 2 est retourné à la Fonderie Gillet, la plus ancienne de France. Détentrice d'un vrai savoir-faire dans la conception d'alliages, elle est capable de sortir des pièces de petite et moyenne séries pour tous les secteurs de l'industrie. Les ouvriers-patrons travaillent tous beaucoup : ne jamais arrêter de produire sous peine de chômage. Il faut que "ça marche"…

Ce reportage d'Emmanuelle Chartoire, David Geoffrion, Jean-Marie Lequertier et Anne Cohen donne à connaître les difficultés auxquelles sont confrontés les sociétaires de la Scop : pannes de machines vétustes, manque de trésorerie et problèmes sanitaires… Certains d’entre eux, intoxiqués au plomb, ont en effet dû changer de poste. Et désormais, il faut investir aussi pour leur santé…

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