13h15 le dimanche : "Philippe Séguin, un destin inachevé"

Ce direct est terminé et sera disponible en rattrapage dans quelques minutes.

Disparu il y a cinq ans, l'ancien président de l'Assemblée nationale Philippe Séguin n'aura été que deux ans ministre. Et pourtant, ses obsèques aux Invalides ont marqué les mémoires. Une personnalité atypique qui lui a valu de sérieuses inimitiés dans le monde politique…

Philippe Séguin a été ministre pendant seulement deux ans, de 1986 à 1988, sous le gouvernement Chirac II… Sa silhouette, sa voix, ses prises de position prenaient une telle place dans le paysage politique français qu'il semblait ne jamais avoir quitté le pouvoir depuis ses débuts.

Président de l'Assemblée nationale (1993-97) et premier président de la Cour des comptes, de 2002 à sa mort en 2010, cet orphelin de père est né à Tunis, qu'il a dû quitter à l’âge de 14 ans. Les plus hautes personnalités de tous bords ont assisté à ses obsèques aux Invalides, retransmises en direct par les télévisions.

Une figure de la Ve République

Tout jeune, ce déraciné a fait de l'idéal républicain sa raison de vivre, au service des idées gaullistes de son père. En 1992, Philippe Séguin s'engage avec Charles Pasqua pour le "non" au référendum sur le traité de Maastricht. Le maire d'Épinal prend ainsi à contre-pied sa famille politique, majoritairement en faveur de son adoption. L'un des derniers grognards du gaullisme estime que le traité européen est une menace pour l'indépendance de la France.

Sa personnalité charismatique, bourrue, sensible, et parfois même explosive, ne lui a pas valu que des amis dans le monde feutré des ministères. D'un caractère entier, mais doté d'une grande finesse d'analyse, Philippe Séguin demeure dans les mémoires une figure incontournable de la Ve République.

Un portrait réalisé par Jean-Baptiste Marteau, Nicolas Ducrot et Éric Chevalier.

 

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