Emploi : les partenaires sociaux en désaccord sur les contrats courts

FRANCE 3

Pour lutter contre l'emploi précaire, les syndicats réclament une taxe sur les emplois courts. Leur nombre a été multiplié par deux en presque 15 ans.

Lorsque Périnne Decalf a besoin d'un serveur dans son bar à vins, dans le XIe arrondissement de Paris, elle n'embauche qu'en CDD court. L'objectif ? Rester flexible, car son activité est très irrégulière. Des contrats courts qui conviennent bien à ce serveur même si pour certaines démarches cette précarité est un handicap. "J'ai rarement eu des propositions d'appartement ou des acceptations en ayant un CDD. (...) On est obligé de justifier davantage de garants, de financement autour", indique Loïc Pelletier.

Multiplié par deux en 15 ans

Des contrats d'un mois, de 15 jours ou même d'une semaine sont de plus en plus nombreux. Le nombre de CDD de moins d'un mois a été multiplié par deux en presque 15 ans : on en dénombrait 6,6 millions en 2000 quand il y avait en près de 16 millions en 2014. Alors les syndicats montent au créneau. Pour inciter les patrons à embaucher sur du long terme, ils réclament des charges plus élevées sur les contrats courts.

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