Préjudice d'anxiété : les mineurs lorrains déboutés en appel

FRANCE 3

755 anciens mineurs lorrains exposés à des produits nocifs réclamaient davantage de dommages et intérêts pour préjudice d'anxiété. Des dommages non justifiés selon la justice.

Le préjudice d'anxiété des anciens mineurs lorrains n'a pas été reconnu. Leur colère est immense, ce vendredi 7 juillet au matin, à la sortie de la cour d'appel de Metz (Moselle). "C'est scandaleux. C'est une décision de république bananière. C'est idiot, ce qui a été décidé. On nous traite comme des moins que rien. Demain, on a le droit d'aller au travail, de mourir et de fermer sa gueule", s'emporte l'un d'eux devant les médias.

Possible recours

La juridiction estime que "Charbonnages de France" a pris les mesures nécessaires de protection de ses employés. Les 1 000 euros de dommages et intérêts par travailleur, obtenus en première instance ne seront finalement pas versés. Après cette désillusion, les mineurs envisagent de se pourvoir en cassation et de saisir la Cour européenne des droits de l'homme.

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