Hauts-de-Seine : l'État condamné pour des absences de professeurs non remplacés

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C'est une victoire symbolique pour les familles de parents d'élèves : une famille de Colombes (Hauts-de-Seine), vient de faire condamner l'État pour le non remplacement de professeurs absents. 

Il y a deux ans, ces parents d'élèves ont décidé d'attaquer l'État en justice. Ils ont fait les comptes : leur fils, scolarisé en troisième dans un collège de Colombes (Hauts-de-Seine), a manqué 96 heures de cours en raison de professeurs absents. "Ce sont des absences soit très courtes, là effectivement, peut-être peu prévisibles, mais aussi des absences très longues. Je me souviens pour mon fils d'absences en Espagnol et en éducation physique de deux mois!", s'indigne Jean-Philippe Bollérot. La semaine dernière, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise (Val-d'Oise) leur a donné raison et a condamné l'État à verser au couple 96 euros, soit 1 euro par heure de cours non assurée.

Un métier pas assez attractif selon les syndicats enseignants

Symbolique peut-être, mais pour le principal syndicat de parents d'élèves, il faut multiplier ce type d'actions, comme l'énonce Abdel Mesbahi, président de la FCPE 92 : "Je ne sais pas si le ministère de l'Éducation nationale prend la mesure de la catastrophe que c'est, ces heures non remplacées. C'est les milliers d'enfants les plus fragiles qui en pâtissent, parce qu'ils ne sont pas suffisamment autonomes pour pouvoir rattraper un certain nombre de cours." Pour les syndicats enseignants, le manque de professeurs remplaçants est d'abord un problème d'attractivité du métier. En France, chaque année, on comptabilise plus de 80 000 journées de professeurs absents et non remplacés.

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