VIDEO. Immersion : dans les coulisses de l’adoption

France 2

Donner une famille à un enfant et un enfant à des parents, chaque année en France près de 9 000 couples déposent une demande d’adoption.

Ils rêvent de ce moment depuis plus de cinq ans, ces parents découvrent leur bébé, Dominique, 5 mois, et c’est leur tout premier biberon. Muriel et Jean-Michel viennent d’être choisis pour l’adopter. "Nous, c’est vrai que nous l’avions dans notre cœur depuis pas mal d’années. On l’a porté dans notre cœur, ça c’est sur cet enfant-là, donc quand on y est arrivé, c’est sur cet enfant-là, c’était le moment. Et de son côté aussi, il a été préparé. On lui a tout expliqué. C’est la magie de la rencontre", raconte Muriel, mère adoptante de Dominique.

Adopter un bébé né sous X est extrêmement rare en France

Ils ont passé leur premier jour avec leur enfant au foyer de l’enfance de Montpellier. Ici, une puéricultrice va leur apprendre durant quelques jours, comment faire. Le temps de tisser les premiers liens avec leur enfant. Adopter un bébé né sous X est extrêmement rare en France. Une dizaine d’adoptions seulement, pour le service de l’Hérault, est proposée chaque année. Alors un nourrisson, c’était inespéré pour Jean-Michel et Muriel.  "On avait dans le cœur un petit bébé, de pouvoir le materner, le porter, mais en même temps on savait aussi qu’il y avait très peu de chances que ça arrive. Alors quand on nous dit que ça arrive, on est un peu assommé", explique Muriel.

Pourquoi ont-ils été choisis ? Ils n’en savent rien. C’est lors des conseils de famille que se décide quel parent va adopter. Autour d’une table, des représentants d’association familiale, une pédiatre et une élue. Ce jour-là, ils doivent choisir les bons parents pour une petite Emilie. "Je me mets toujours malgré mon grand âge à la place de l’enfant et me demande : est-ce que j’aimerais avoir ces parents-là, finalement", explique Agnès Planchon, présidente du Conseil de Famille de Seine-Maritime.

Pour se faire leur opinion, les membres disposent d’enquêtes sociale et psychologique. Ils se font parfois leur idée sur des critères subjectifs. Le conseil a décidé de confier Emilie à la famille qui a attendu le plus longtemps. Emilie vit depuis sa naissance chez Florence, une assistante familiale. Dans quelques jours, elle va la quitter. "Quand je peignais ce mur-là, je me disais, c’est peut-être pour notre enfant et là c’est ça, c’est pour notre enfant", raconte Muriel, la mère adoptive de Dominique.

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