VIDEO. Christophe de Margerie : les circonstances de l’accident en trois questions.

France 2

Les circonstances du décès tragique du patron de Total mardi 21 octobre posent plusieurs questions. Eléments de réponse avec une équipe de France 2.

De la neige, du brouillard, les conditions météorologiques étaient mauvaises à Moscou lundi 20 octobre au soir quand l’avion de Christophe de Margerie a été autorisé à décoller. Les pilotes ne voyaient qu’à 350 mètres. Est-il normal que l’avion ait décollé ? En Russie, "on est habitué à la neige, à l’hiver, aux visibilités réduites" indique Jean Serrat, ancien commandant de bord.

L’analyse des boîtes noires sera déterminante


Le contrôle aérien a-t-il été défaillant ? Le pilote s’est retrouvé, au dernier moment, nez à nez avec la déneigeuse, positionnée en milieu de piste. Pourtant, la tour de contrôle avait donné son feu vert au décollage. Le contrôleur aurait dû voir avec la géolocalisation ou le radar-sol qu’il y avait un véhicule sur la piste.

Le pilote aurait-il pu éviter la déneigeuse ? "Si vous êtes à plus de 180 km/h, six secondes, c’est le temps pour faire 300 mètres. Mais vous n’allez voir cette déneigeuse que cinq secondes avant le crash. Le temps de réaliser, il n’en reste plus que trois. Vous voulez faire quoi ?", poursuit Jean Serrat.

L’analyse des boîtes noires sera décisive pour comprendre précisément ce qu’il s’est passé ce soir-là.

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