VIDEO. Psychologie : quand un prénom devient trop dur à porter

France 2

Quel est l'impact de notre prénom sur notre vie ? Pour certains, l'interrogation a parfois laissé place à une réelle volonté de changement. Mais changer d'état civil est parfois assez fastidieux.

Pour le meilleur ou pour le pire, il nous colle à la peau. Notre prénom est une carte d'identité pour la vie. Certains s'accommodent de leurs prénoms mal-aimés, quand d'autres reprennent leur destin en main. L'an dernier, Josie, 68 ans, a pris la décision radicale de changer de prénom. Toute sa vie, Josie s'est appelée Josette. Quelques lettres, pas grand-chose, mais pour elle, ce n'était pas un détail.

Josie a réussi à prouver que tout le monde la connaissait sous ce prénom, ce qui a convaincu l'officier d'état civil d'accéder à sa requête. D'autres prénoms deviennent des fardeaux à force d'être associés à des films célèbres, des personnes comiques ou des marques.

La justice s'en mêle parfois

Mais depuis 2017, les démarches pour changer de prénom ont été simplifiées. À Paris, la mairie du 14e arrondissement a reçu 150 demandes, acceptées à plus de 80%. Les officiers d'état civil alertent tout de même les parents. Les changements sont facilités, mais ce n'est pas une raison pour choisir à la légère.

Quand trop d'originalité peut nuire à l'intérêt de l'enfant, la justice s'en mêle. Elle a récemment retoqué Titeuf, du nom du personnage de bande dessinée, Nutella, la célèbre pâte à tartiner, Fraise ou Griezmann Mbappé, le duo de choc de l'équipe de France de football. Mal dans son prénom, mal dans sa peau, c'est la théorie de la chercheuse en psychologie Anne-Laure Sellier, auteure de "La Science des prénoms" (Heliopoles). Avant la réforme en 2017, environ 3 000 personnes faisaient une demande de changement de prénom chaque année.

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