Écrivains à succès : les éditeurs se les arrachent

FRANCE 2

Marc Levy et Guillaume Musso sont aux maisons d'édition ce que Neymar et Ronaldo sont aux clubs de football : des sujets de convoitise. Le milieu de l'édition, souvent discret, est aussi un univers commercial rude, où un auteur peut métamorphoser le chiffre d'affaires de l'année.

Le lancement d'un roman de Marc Levy, c'est comme la sortie d'un produit de luxe, avec champagne et petits fours. La maison d'édition Robert Laffont soigne son écrivain prodige. Déjà 18 romans vendus à 42 millions d'exemplaires. Dix-huit ans d'amour. L'argent, le nerf de la guerre, on n'en parle pas. Le pourcentage des ventes reversé aux auteurs, c'est une arme des maisons d'édition pour s'arracher les stars. De 8% pour un jeune écrivain, jusqu'à 18% pour les vedettes. En 2016, Marc Levy a gagné 1,7 million d'euros.

Des transferts qui finissent parfois devant les tribunaux

Gros chèques, transferts secrets : les transferts d'écrivains, c'est comme le mercato au football. Les éditeurs se battent pour les meilleurs joueurs. Gilles Legardinier est passé des éditions Fleuve à Flammarion. Guillaume Musso a quitté l'équipe XO pour Calmann-Levy. Promotion, traduction, adaptation au cinéma : les clauses du transfert de Guillaume Musso ont été négociées par un avocat. Un contrat de 80 pages. Plus l'auteur est célèbre, plus il est exigeant. Les enjeux sont si importants que parfois, ces transferts finissent en justice. En 2015, Fred Vargas a quitté sa maison d'édition d'origine pour Flammarion. L'affaire a fini devant les tribunaux : l'ancien éditeur accusait le nouveau de copier ses couvertures ; la justice l'a débouté. Dans le monde des livres, les coulisses sont souvent aussi mouvementées que l'intrigue d'un bon roman.

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