Grippe aviaire : le désarroi des éleveurs

FRANCE 2

Grippe aviaire : la campagne d'abattage des canards a débuté hier, jeudi 5 janvier. Une équipe de France 2 est allée à la rencontre d'un éleveur des Landes qui verra la totalité de son cheptel abattu lundi prochain.    

Le réveil a été difficile ce matin, vendredi 6 janvier, pour Pascal Tozin, 55 ans. Il est éleveur dans les Landes, un des quatre départements frappés par la grippe aviaire. Hier, 9 000 canards de son exploitation sont partis à l'abattoir. "Ce sont mes 3 000 canards qui devaient être abattus ce matin mais ils ont trois jours de répit. Ils vont être abattus lundi", indique l'eleveur quinquagénaire. Son élevage est situé à moins de 10 kilomètres d'un foyer de grippe aviaire. C'est pour cette raison que les bêtes de Pascal Tauzin, pourtant saines, sont abattues à titre préventif. C'est la seule solution selon le Ministère de l'Agriculture pour éviter une propagation du virus.

Il pourrait perdre 50% de son chiffre d'affaires

Mais cet abattage massif de canards est un nouveau coup dur pour l'éleveur. L'année dernière déjà, Pascal Tozin avait subi de plein fouet la crise sanitaire. "C’était le 17 décembre 2015 pour moi, et je n'ai repris mon atelier gavage que le 6 aout 2016, donc ça fait quand même sept ou huit mois sans production sur un atelier tout neuf", déplore-t-il. Cette année, Pascal Tauzin pourrait perdre 50% de son chiffre d'affaires. 
 
 
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