État condamné : le combat du grand-père d'Agnès Marin

L'État vient d'être condamné pour faute lourde dans l'affaire Agnès Marin, cette collégienne violée et tuée au Chambon-sur-Lignon (Haute-Loire). L'agresseur avait en effet violé une jeune fille et avait été remis en liberté.

Sa petite fille a été tuée il y a presque six ans et, pour lui, tout cela aurait pu être évité sans les erreurs de la justice. C'était le 16 novembre 2011, au Chambon-sur-Lignon, en Haute-Loire. Agnès Marin, 13 ans, est violée, son corps brûlé. Le meurtrier, Matthieu, est un adolescent pensionnaire du même établissement scolaire.

16 mois plus tôt, il avait déjà violé une jeune fille dans le Gard. Il avait été incarcéré mais libéré de prison sous contrôle judiciaire. C'est une juge qui avait pris cette décision, en s'appuyant notamment sur le rapport d'un psychiatre, expliquant que Matthieu n'était pas dangereux.

185 000 euros d'indemnisation

Pour le grand-père d'Agnès, c'est une négligence incompréhensible. Aujourd'hui, la justice l'admet, cette remise en liberté était une erreur. Elle vient de condamner l'État pour faute lourde. La famille d'Agnès est indemnisée à hauteur de 185 000 euros. Elle espère que de telles erreurs ne se reproduiront pas : "Je crois que les juges, en plus de tout le reste, par cette décision, donnent l'exemple", estime Armel Marin, le grand-père d'Agnès.

Le meurtrier d'Agnès Marin a été condamné à la prison à perpétuité, une peine confirmée en appel.

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