Récupération de vieux vêtements : un nouveau marché lucratif

Toujours à propos d'économie, notre enquêté sur ce qui était jusque-là une affaire dé générosité et qui est devenu un marche lucratif. La récupération des vieux vêtements. Avec l'envolée des prix du textile, on se bouscule pour recycler les habits usagés. C'est devenu un réflexe pour beaucoup de Français. Déposer ses vieux vêtements dans un conteneur spécial. C'est des pantalons, ils peuvent encore servir. D'autres personnes peuvent les porter. Que deviennent ces vêtements usagers? A qui sont-ils destinés ? Derrière ces bornes, c'est toute une industrie qui s'est montée. Des millions d'euros sont en jeu. Première étape : la collecte. Tous les jours, ce chauffeur fait la tournée. Dans son camion, ce ne sont encore que de vieux vêtements. Bientôt, chaque tonne vaudra des milliers d'euros. Tout commence dans ce centre de tri. Un hangar géant de 4.000m2, 120 employés classent 12.000 tonnes de textiles par an. Cette salopette n'a pas l'air trop mal. Elle peut se retrouver dans nos magasins. Un puIl comme ça redeviendra matière première. D'un coup d'oeil, ils font le tri. Les meilleurs vêtements partent en friperie. Le reste est exporté vers l'Afrique ou finit broyé pour panneaux isolants. On est loin de l'image des chiffonniers. Le leader en France, c'est Le Relais, une coopérative dont les salariés se partagent les bénéfices. Le patron a eu cette idée après avoir rencontré un responsable d'Emmaus. Récupérer les vieux habits, les valoriser et créer des emplois. On doit faire la marge qui nous permet de vivre. On a créé 1.000 emplois en 5 ans. Il tire ses bénéfices de l'exportation. Cette commande est pour le Congo-Brazzaville. Là-bas c'est pour le Gabon. Un circuit de distribution en Afrique vit de la revente de ces vêtements. Sur ce marché de Nairobi au Kenya, un T-shirt donné en France est revendu 1 à 6 euros. Le système du relais et ses 15.000 points de collecte fait des envieux. Au point de voir disparaître en une semaine une centaine de containers, retrouvés au Portugal aux couleurs d'une autre société. En 6 ans, le prix du textile s'est envolé. 150 euros la tonne en 2007, plus du double aujourd'hui. Ecotextile, MTA. De nouveaux containers apparaissent, certains portant le nom et le logo d'associations caritatives. Là, Notre-Dame des sans-abri. Ceux-là, je connais pas. Collecte de charité pour les SDF ? Non, le propriétaire de ces containers est une société privée. Spécialisée dans le traitement des déchets, elle paie l'association pour utiliser son nom. Quand on voit ce logo sur une boîte, on croit que les vêtements iront à l'Armée du salut. Si on voit "foyer de sans-abri", qu'ils vont aller aux SDF. Une certaine confusion est entretenue. Pas du tout. Les choses sont claires. Quand vous donner a une association, voous avez qu'a donner directement. Dans leur propre dépôt. Quand vous mettez dans des containers, vous assurez de la gestion de déchets. La bataille n'en est qu'à ses débuts. En France, 2% des vêtements sont donnés au recyclage.

Toujours à propos d'économie, notre enquêté sur ce qui était jusque-là une affaire dé générosité et qui est devenu un marche lucratif. La récupération des vieux vêtements. Avec l'envolée des prix du textile, on se bouscule pour recycler les habits usagés.

C'est devenu un réflexe pour beaucoup de Français. Déposer ses vieux vêtements dans un conteneur spécial.

C'est des pantalons, ils peuvent encore servir.

D'autres personnes peuvent les porter.

Que deviennent ces vêtements usagers? A qui sont-ils destinés ? Derrière ces bornes, c'est toute une industrie qui s'est montée. Des millions d'euros sont en jeu. Première étape : la collecte. Tous les jours, ce chauffeur fait la tournée. Dans son camion, ce ne sont encore que de vieux vêtements. Bientôt, chaque tonne vaudra des milliers d'euros. Tout commence dans ce centre de tri. Un hangar géant de 4.000m2, 120 employés classent 12.000 tonnes de textiles par an.

Cette salopette n'a pas l'air trop mal. Elle peut se retrouver dans nos magasins. Un puIl comme ça redeviendra matière première.

D'un coup d'oeil, ils font le tri. Les meilleurs vêtements partent en friperie. Le reste est exporté vers l'Afrique ou finit broyé pour panneaux isolants. On est loin de l'image des chiffonniers. Le leader en France, c'est Le Relais, une coopérative dont les salariés se partagent les bénéfices. Le patron a eu cette idée après avoir rencontré un responsable d'Emmaus. Récupérer les vieux habits, les valoriser et créer des emplois.

On doit faire la marge qui nous permet de vivre. On a créé 1.000 emplois en 5 ans.

Il tire ses bénéfices de l'exportation.

Cette commande est pour le Congo-Brazzaville. Là-bas c'est pour le Gabon. Un circuit de distribution en Afrique vit de la revente de ces vêtements.

Sur ce marché de Nairobi au Kenya, un T-shirt donné en France est revendu 1 à 6 euros. Le système du relais et ses 15.000 points de collecte fait des envieux. Au point de voir disparaître en une semaine une centaine de containers, retrouvés au Portugal aux couleurs d'une autre société. En 6 ans, le prix du textile s'est envolé. 150 euros la tonne en 2007, plus du double aujourd'hui. Ecotextile, MTA. De nouveaux containers apparaissent, certains portant le nom et le logo d'associations caritatives.

Là, Notre-Dame des sans-abri. Ceux-là, je connais pas.

Collecte de charité pour les SDF ? Non, le propriétaire de ces containers est une société privée. Spécialisée dans le traitement des déchets, elle paie l'association pour utiliser son nom.

Quand on voit ce logo sur une boîte, on croit que les vêtements iront à l'Armée du salut. Si on voit "foyer de sans-abri", qu'ils vont aller aux SDF. Une certaine confusion est entretenue.

Pas du tout. Les choses sont claires. Quand vous donner a une association, voous avez qu'a donner directement. Dans leur propre dépôt. Quand vous mettez dans des containers, vous assurez de la gestion de déchets.

La bataille n'en est qu'à ses débuts. En France, 2% des vêtements sont donnés au recyclage.

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