Après la sortie du livre de Valérie Trierweiler, eux aussi en veulent à François Hollande

Le président François Hollande, le 4 septembre 2014 à Newport (Royaume-Uni).
Le président François Hollande, le 4 septembre 2014 à Newport (Royaume-Uni). (ALAIN JOCARD / AFP)

Certains extraits de "Merci pour ce moment" ont fait bondir des personnes prétendument attaquées par le président de la République en privé.

En publiant son livre Merci pour ce moment, Valérie Trierweiler savait probablement que le récit de sa vie conjugale avec François Hollande allait heurter le président de la République. Mais elle ne se doutait peut-être pas qu'il vaudrait de nouveaux ennemis à son ancien compagnon. Après la sortie de l'ouvrage, jeudi 4 septembre, certains s'en sont ainsi pris publiquement au chef de l'Etat. 

Les dentistes

C'est l'extrait du livre qui crée le plus de gêne. Selon Valérie Trierweiler, François Hollande "n'aime pas les pauvres" : "Lui, l'homme de gauche, dit en privé : 'les sans-dents', très fier de son trait d'humour." L'expression "sans-dents" lui vaut les foudres de l'opposition et de la gauche de la gauche. Mais aussi celle de dentistes qui ont sauté sur l'occasion.

Ainsi, comme le raconte L'Express, l'UJCD, le syndicat des chirurgiens-dentistes libéraux,s'est fendu d'un communiqué intitulé "Monsieur le Président, les 'sans-dents' sont intolérables, rendez le sourire aux Français !", pour se plaindre des termes supposément employés par le chef de l'Etat. "Vous devez prendre la défense de [la] profession et soutenir les chirurgiens-dentistes, boucs émissaires faciles d’une situation insupportable (…). Vous devez dénoncer le désengagement permanent de l’assurance-maladie depuis des décennies."

Un sportif handicapé

Selon Valérie Trierweiler, le rôle présidentiel a transformé François Hollande en "un bloc de métal", "insensible", "tranchant" et cynique. Ce qui lui vaut un portrait aussi peu flatteur tient dans une remarque rapportée par son ex-compagne. Le président aurait dit, à propos de Philippe Croizon, un sportif amputé des quatre membres qui a notamment traversé la Manche à la nage : "Je n'aime pas les handicapés qui font commerce de leur handicap."

Cet extrait a provoqué la colère du principal intéressé, comme l'explique Le Figaro. Interviewé par la radio Vivre FM, le nageur répond sans détour au chef de l'Etat : "Heureusement qu'il y a des handicapés qui se bougent pour faire changer le regard sur le handicap en France. Qu'est-ce que demande le président ? Que les personnes en situation de handicap continuent de vivre sous le seuil de pauvreté, avec 800 euros par mois ? Aujourd'hui j'ai bougé, je n'ai pas attendu que le gouvernement me vienne en aide."

Les Massonneau

Dans l'extrait du livre où François Hollande est accusé de mépris envers les pauvres, Valérie Trierweiler raconte que le président s'est plusieurs fois moqué de ses origines sociales modestes. "Elle n'est quand même pas jojo la famille Massonneau", aurait ainsi lancé le chef de l'Etat à sa compagne, à la sortie d'un repas de Noël passé chez les parents de Valérie Trierweiler.

L'ex-Première dame, qui a grandi dans une cité HLM près d'Angers, et que François Hollande surnommait "Cosette", rétorque dans son livre : "Pas jojo la famille Massonneau ? Elle est pourtant tellement typique de ses électeurs !"

L'ancienne compagne du président n'est pas la seule à lui renvoyer ses remarques. Sur Europe 1, Florent Massonneau, l'oncle de Valérie Trierweiler, s'est dit "choqué" par le mépris présidentiel envers "les petites gens" : "Notre famille n’a pas de leçon à recevoir de ce monsieur qui ferait mieux de se regarder dans une glace. (…) Il n’était pas obligé de fréquenter ma nièce s’il ne la trouvait pas à sa hauteur." Avant de conclure : "Tout cela va lui faire beaucoup plus de mal qu'il ne le pense."

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