VIDEO. "On n'est pas couché" : interrogée sur sa gestion en Poitou-Charentes, Royal accuse Moix de "diffamation"

FRANCE 2

La ministre de l'Environnement a été interrogée sur de supposés emprunts toxiques, souscrits durant son mandat à la tête de la région Poitou-Charentes.

Ségolène Royal nie toute mauvaise gestion. La ministre de l'Environnement a été interrogée dans "On n'est pas couché", samedi 1er octobre, sur la santé financière de la région Poitou-Charentes, qu'elle a présidée pendant 10 ans. "Les choses ont été parfaitement maîtrisées", assure-t-elle dans l'émission, face aux questions de Yann Moix.

Le chroniqueur évoque une étude réalisée par le cabinet Ernst & Young et dévoilée en avril dernier par les élus de la commission des Finances de la nouvelle région Aquitaine/Limousin/Poitou-Charentes, présidée par le socialiste Alain Rousset. Etaient épinglés des emprunts toxiques, notamment 56 millions d'euros à "très haut risque", une "sous-budgétisation", des opérations engagées non inscrites au budget, ou encore une épargne "quasi nulle".

Du "dénigrement", dénonce Ségolène Royal

"De la manigance ou de l'incompétence ?", questionne Yann Moix. "C'est de la diffamation, c'est tout, réplique Ségolène Royal. Vous venez d'en commettre une vous-même." "Comme par hasard, des comptes sortent deux ans après [mon départ], attaque-t-elle. Ceux qui aujourd'hui sont à la tête de la région malheureusement fusionnée et qui veulent justifier soit l'abandon des politiques que j'ai conduites, soit montrer que pendant 10 ans il était possible de bien gérer sans augmenter les impôts (...), ont besoin de dénigrer les résultats."

Ils n'arriveront pas à salir ni ma région, ni ma gestion à la tête de la région.

Ségolène Royal

dans "On n'est pas couché"

L'ancienne présidente de région dénonce "des rapports" réalisés "par des officines privés alors que la Cour des comptes [lui] a donné quitus tous les ans". "La Cour des comptes qui est publique va sans doute être un peu moins sévère à votre égard, rétorque Yann Moix. Comme vous êtes ministres, ils n'ont peut-être pas envie d'être désobligeants non plus." Là encore, Ségolène Royal dénonce des accusations "diffamatoires".

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