VIDEO. La gestion des attentats "rebat les cartes du quinquennat", selon Bruno Le Maire

FRANCE 3

Pour le député UMP, le chef de l'Etat et le Premier ministre ont fait le travail que les Français "étaient en droit d'attendre d'eux".

"François Hollande, Manuel Valls, Bernard Cazeneuve ont fait le travail que les Français étaient en droit d'attendre d'eux." Bruno Le Maire, ancien ministre et député UMP de l'Eure, a salué le comportement du gouvernement et du chef de l'Etat pendant les attentats, dimanche 18 janvier dans le "12/13 dimanche" sur France 3. Il estime que cela rebat les cartes du quinquennat de François Hollande.

Revenant sur l'unité nationale qui prévaut depuis les attentats, il a assuré que la Marseillaise entonnée par les députés et ministres mardi, lors de la séance d'hommage aux victimes, avait constitué "le moment le plus fort" qu'il ait vécu à l'Assemblée nationale et qu'il en avait "encore la chair de poule". "Il n'y avait plus de droite, plus de gauche", a-t-il noté.

"Pas de chèque en blanc à François Hollande"

Toutefois, Bruno Le Maire a rappelé que "le soutien à l'unité nationale ne veut pas dire chèque en blanc pour la majorité actuelle". "Je ne donne pas de chèque en blanc à François Hollande", a affirmé l'ancien challenger de Nicolas Sarkozy à la présidence de l'UMP (29,2% des voix).

Selon lui, "il est urgent de renforcer notre Etat régalien" et, à cet effet, faire "des économies dans notre Etat social", sur "le fonctionnement des dépenses sociales, sur le nombre de fonctionnaires, sur les dépenses des collectivités locales". "On a une occasion unique de réinventer notre modèle", a dit le député.

"Des réponses sur les relations du Qatar avec le terrorisme"

"Je veux des réponses sur les relations d'Etats comme l'Arabie saoudite ou le Qatar avec le terrorisme", a également déclaré l'ancien ministre. Il a réitéré son souhait que la France prenne ses distances avec certains pays du Golfe. Une prise de position qui agacerait Nicolas Sarkozy, selon le JDD. L'ex-président voit dans le Qatar "un pays ami".

En revanche, Bruno Le Maire s'est dit d'accord avec Nicolas Sarkozy sur l'immigration, qui, pour le patron de l'UMP, "n'est pas liée au terrorisme" mais "complique les choses". 

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