[Vidéo] François Hollande à Bordeaux : "Ca monte, ça monte ça monte encore"

François Hollande à Bordeaux (19 avril 2012)
François Hollande à Bordeaux (19 avril 2012) (JEAN-PIERRE MULLER / AFP)

"Nicolas Sarkozy avait voulu voir une vague. Elle arrive la vague, elle est haute la vague, elle est puissante la vague et il va la prendre de face la vague". François Hollande était en verve jeudi pour son dernier meeting d'avant premier tour.

"Nicolas Sarkozy avait voulu voir une vague. Elle arrive la vague, elle est haute la vague, elle est puissante la vague et il va la prendre de face la vague". François Hollande était en verve jeudi pour son dernier meeting d'avant premier tour.

Envoyé spécial à Bordeaux A trois jours du premier tour, François Hollande s'est placé dans le sillon de 1981 : "Il serait temps de donner un successeur à Francois Mitterrand", a t il lancé à la foule, qui a immédiatement répondu par des "François président"…

Averses et vent violent avaient sans doute limité fortement le nombre de personnes venues écouter jeudi le candidat socialiste qui tenait, dans le beau parc Palmer de Cenon, dans la banlieue de Bordeaux, son dernier "grand rassemblement" d'avant le premier tour.

Pour ce meeting en plein air, la météo était plus que maussade. Des intempéries avec lesquels François Hollande a joué tout au long de son discours : "Nous avions craint un moment les nuages, nous les avons écartés. Nous sommes là avec un ciel tout rose pour le 6 mai".

"Rien ne nous arrêtera jusqu'au 6 mai"

Avant le discours, le chanteur Mory Kanté avait tenté de réchauffer l'ambiance et les quelque 5 à 10 000 personnes (15 000 selon le PS) qui étaient venues applaudir le candidat socialiste, malgré les giboulées et le sol boueux.

"Rien ne vous a arrêté, ni la pluie, ni le vent. Rien ne nous arrêtera jusqu'au 6 mai, a martelé le candidat socialiste. "Un mouvement, je le sens, s'est levé. Un mouvement qui veut changer le président", a-t-il ajouté, insistant sur la nécessité de porter ce changement dès le 22 avril.

"Méfiez vous, car ces enquêtes sont contradictoires, a lancé François Hollande à la foule. "La démocratie n'est pas un jeu. J'en connais qui cèdent à l'euphorie. Nous n'y sommes pas encore. La droite voudrait bien que ce climat provoque la démobilisation. Je vois bien le risque de l'abstention", a-t-il ajouté, rendant tout d'un coup la foule attentive.

"C'est tout de suite qu'il faut créer le mouvement, la dynamique"

Se faisant insistant, il a ajouté : "je suis venu ici ce soir, à trois jours du premier tour, pour vous rappeler l'enjeu de dimanche. L'enjeu de dimanche, ce n'est pas un classement. L'enjeu c'est de placer au plus haut le candidat du changement. L'enjeu de dimanche c'est de me donner la force nécessaire pour défier au second tour le candidat sortant. L'enjeu de dimanche c'est de rendre la victoire irréversible dès le 22 avril. C'est tout de suite qu'il faut créer le mouvement, la dynamique".

"Le mouvement n'est pas accompli. Il est en marche. Ce sont les Français qui vont décider dimanche de son ampleur, de sa force, de son issue", a-t-il ajouté, mettant une nouvelle fois en garde contre une dispersion des voix à gauche.

"Terrible indécence"

Après avoir appelé à la mobilisation, le candidat socialiste a démonté point par point les attaques de Nicolas Sarkozy, sur "les peurs" que celui ci mettraient en avant. Il a notamment mis en cause les menaces de spéculation que provoquerait une arrivée de la gauche. "Cette spéculation il l'appelle, il l'espère, il l'encourage".

"Terrible indécence, inacceptable responsabilité que d'entendre un candidat sortant, encore président en exercice espérer l'affaiblissement de son pays pour empêcher l'alternance", estime François Hollande.

Autre thème, autre pique. revenant sur un propos de Nicolas Sarkozy sur les Français d'apparence "musulmane", il a lancé : "je ne connais pas des citoyens d'apparence, je ne connais que des citoyens d'appartenance". Même si le discours était peu offensif, François Hollande a dénoncé une "présidence zig zag qui s'est terminée par un tête à queue.

"Depuis 1981 il n y a a jamais eu ce rassemblement aussi fort"

François Hollande a à de très nombreuses reprises prononcé le mot de "rassemblement" et a estimé que "depuis 1981 il n y a a jamais eu ce rassemblement aussi fort qu'aujourd'hui".

Revenant sur le 22 avril, il redemande à la foule de faire "la différence tout de suite. Donner la victoire des le 22. Faites-vous plaisir, ça ne gâchera rien".Lyrique, il affirme " Il nous reste trois jours. Trois jours encore. Chaque voix va compter. Ce qui fait la différence, c'est d'être les plus nombreux. Le 22 avril ne sera pas un jour comme les autres. Beaucoup se joue pour la gauche, pour la France, pour l'Europe.

"Nous avons tant à faire dimanche.
Voulez vous l'alternance. C'est maintenant.
Vous voulez le changement. Alors c'est tout de suite.
Voulez vous la victoire alors c'est dimanche", a conclué François Hollande.

Réponse des urnes dans 72 heures.

Vous êtes à nouveau en ligne