VIDEO. 13h15. "La minute pour ne rien comprendre" à la présidentielle de 2017

La présidentielle de 2017 s’annonce particulièrement complexe. Casse-tête politique et organisationnel… De nombreuses candidatures à droite comme à gauche… et certaines non encore déclarées… A n'y rien comprendre... Extrait de "13h15 le dimanche" du 4 septembre.

Voici de quoi vous embrouiller un peu la tête avec "La minute pour ne rien comprendre" à la présidentielle de 2017, par François-Julien Piednoir et Nathanaël Brun (illustration).

"Une minute, ça passe vite, mais huit mois aussi… Vous allez voir, avant de savoir qui sera notre prochain président. Ce sera le 7 mai 2017, au soir du deuxième tour… Deuxième tour ? Enfin, plutôt sixième tour ! Oui, on va voter six fois… et vous allez comprendre pourquoi.

Ça va être un casse-tête chinois ces élections, car les candidats n'ont qu'un mot à la bouche : la primaire… Alors, pourquoi six tours me direz-vous ? Deux tours pour la primaire à droite et ses quatorze candidats, deux tours à gauche si tout va bien, et les deux tours de la présidentielle… Si l'on ajoute les écolos, ça ne fait donc pas six tours mais huit !"

"Ça va ? Vous suivez ?"

"Question organisation, c'est le pompon. Des milliers de bureaux de vote, une charte à signer. Et devinez quoi ? Il faut payer pour voter : 5 euros chez les Verts et par correspondance ; 2 euros chez les Républicains. C'est bien sûr gratos pour les adhérents… Ça va ? Vous suivez ? Le plus compliqué, c’est le casse-tête politique de cet exercice. On se tape dessus pendant des mois et, au soir du résultat, il faut se rallier au champion déjà amoché avant le combat pour l’Elysée…

Si le perdant est Juppé, soutiendra-t-il un Sarkozy sur sa droite ou un Macron sur sa gauche ? Si Macron y va comme Montebourg, Duflot ou Mélenchon, ce sera hors primaire… Alors, imaginez un duel entre le président de la République et Marie-Noëlle Lienemann… Avec un peu de bol, il devrait l’emporter… Le problème, c’est que si Montebourg, Macron, Duflot, Mélenchon… passent huit mois à critiquer un président de gauche, ils risquent de faire élire un président de droite… alors qu'ils sont de gauche. Vous avez compris ?"

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