Le FN sonne la charge face à Manuel Valls

Manuel Valls sort du Conseil constitutionel à Paris, le 3 octobre 2013.
Manuel Valls sort du Conseil constitutionel à Paris, le 3 octobre 2013. (ERIC FEFERBERG / AFP)

Selon "Le Figaro", le populaire ministre de l'Intérieur se rendra à Forbach, en Lorraine, ville où le vice-président du Front national, Florian Philippot, brigue la mairie en 2014. Le FN réagit.

Manuel Valls veut lutter contre la poussée du Front national qui réagit vertement. Selon Le Figaro, samedi 5 octobre, le ministre de l'Intérieur, fort de son excellente côte de popularité et séduisant aussi bien à droite qu'à gauche, doit se déplacer mardi à Forbach, en Lorraine. Le vice-président du Front national, Florian Philippot, doit se présenter à l'élection municipale dans cette commune.

"L'idée, c'est de montrer que Forbach et ses environs ne sont pas des terres oubliées et reléguées. Il veut montrer que l'Etat est présent. C'est une manière d'aider à résister à la poussée du FN", décrypte un proche du ministre de l'Intérieur pour le quotidien. D'après le journal, le ministre de l'Intérieur se déplacera avec sa casquette de "premier flic de France" et fort de l'image de fermeté qu'il s'est bâtie. Il devrait faire des annonces à cette occasion.

Philippot raille les socialistes

Dans le camp d'en face, ses adversaires n'ont pas attendu qu'il confirme cette "mini-tournée" pour réagir. Sur Twitter, Florian Philippot estime que "ça s'affole". "À part des insultes et une incompétence sans limites, que propose le PS au pays ?", demande-t-il.

 

 

Valls est un "arriviste" pour Le Pen

Marine Le Pen, en déplacement à Brachay, commune rurale de Haute-Marne et terre d'élection du FN, a pris le temps de critiquer plus en détail le ministre de l'Intérieur. "C'est indécent de voir un ministre de l'Intérieur se lancer dans une campagne anti-FN plutôt que de lutter contre les délinquants et les criminels qui pourrissent notre quotidien", a lancé la présidente du Front National juchée sur une tribune improvisée dans le centre du village de 65 habitants. "Cela montre que c'est un arriviste comme les autres, occupé à combattre un parti politique et ses millions d'électeurs (..) alors qu'il y a des millions de victimes d'agressions depuis dix ans".