Valls en Corse : "Ni prisonniers politiques, ni amnistie, ni oubli d'un crime grave"

(Manuel Valls ce lundi devant l'Assemblée de Corse © Capture d'écran France 3 via Stella)

Manuel Valls effectue lundi sa première visite en tant que Premier ministre en Corse. En fin de matinée, le chef du gouvernement s'est exprimé à Ajaccio devant l'Assemblée de Corse.

Il n'y a "ni prisonniers politiques, ni amnistie, ni oubli d'un crime grave commis contre la Républiqu e", a répondu Manuel Valls à Jean-Guy Talamoni qui avait demandé auparavant le transfèrement des prisonniers corses sur l'île et "l'amnistie " des "prisonniers et des recherchés " politiques corses. Le crime grave auquel le Premier ministre fait allusion c'est l'assassinat du préfet Erignac en1998.

Le Premier ministre a rappelé sa volonté d'unité, mais il a rejetté plusieurs revendications dressant une liste de "lignes rouges ". "L’affirmation de l’identité corse ne passera pas par l’exclusion, la co-officialité de la langue, ou le statut de résident" , a ainsi déclaré Manuel Valls. "L'Etat agira dans le respect de la loi " mais "agira aussi dans le respect des principes d'humanité ", a-t-il poursuivi.

La co-officialité de la langue corse et l'instauration d'un statut de résident restent "des lignes rouges" pour Manuel Valls
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Manuel Valls a par ailleurs insisté sur la nécessité "du dialogue" , "un modèle pour l'avenir et notamment pour l'avenir de la Corse" , a expliqué le chef du gouvernement. 

Le Premier ministre s'est exprimé après les leaders nationalistes de Corse, Jean-Guy Talamoni et Gilles Simeoni.  

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Une minute de silence a été observée à la mémoire de Michel Rocard avant les différentes interventions.vait