Une élue écologiste demande la légalisation du suicide assisté

La secrétaire nationale adjointe d\'EELV, Sandrine Rousseau, le 13 décembre 2013.
La secrétaire nationale adjointe d'EELV, Sandrine Rousseau, le 13 décembre 2013. (MAXPPP)

Dans une interview à "La Voix du Nord", Sandrine Rousseau, porte-parole nationale d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV), raconte comment elle a assisté le suicide de sa mère.

"Elle voulait juste que sa souffrance s'arrête." Dans les colonnes de La Voix du Nord et sur son blog, la vice-présidente du Conseil régionale du Nord Pas-de-Calais, Sandrine Rousseau, explique, dimanche 15 décembre, comment elle a aidé sa mère, atteinte d'un cancer en phase terminale, à mourir. A la veille de la remise d'un rapport du Comité consultatif d'éthique (CCNE) sur la fin de vie, elle réclame "la légalisation du suicide assisté".

Dans La Voix du Nord, celle qui est aussi porte-parole nationale d'Europe Ecologie-Les Verts raconte la prise de médicaments et l'attente interminable, les neuf heures d'agonie et de souffrance, pour sa mère, son père et elle. "Elle, mon père et moi, nous aurions tous aimé que cela se passe à l'hôpital, paisiblement", témoigne-t-elle.

"Que l'agonie de ma mère serve à faire avancer le débat"

Sur son blog, elle revient sur cette volonté de témoigner, pour faire avancer le débat. "Au fond c’est là ma première volonté de fille en deuil : hurler l’horreur de cette situation. Crier l’insupportable et le dénoncer. Ne plus laisser faire ça. Qu’au moins ces neuf interminables heures servent à d’autres à mourir dignement dans le respect de leur être", écrit-elle.

L'élue n'ignore pas les risques qu'elle prend en révélant cette histoire. "Je sais que je peux être poursuivie pour non-assistance à personne en danger (...). Que l'agonie de ma mère serve à faire avancer le débat. Je milite pour la légalisation du suicide assisté", dit-elle.

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