A quoi ressemble le nouvel organigramme de l'UMP voulu par Sarkozy

François Fillon, Nicolas Sarkozy et Alain Juppé au QG de l\'UMP à Paris. 
François Fillon, Nicolas Sarkozy et Alain Juppé au QG de l'UMP à Paris.  (DOMINIQUE FAGET / POOL)

L'ancien président a placé ses fidèles lieutenants à des postes clefs tout en ouvrant quelques postes pour ses concurrents.

Nicolas Sarkozy n'a pas perdu son temps depuis sa victoire à la présidence de l'UMP, le 29 novembre au soir. Avec l'annonce des dernières nominations vendredi 5 décembre, le nouveau président a constitué son nouvel organigramme. Dans un équilibre subtil, l'ancien chef d'Etat a cherché à installer ses lieutenants aux manettes tout en donnant des signes d'ouverture. Une composition pour maîtriser sa formation et s'ouvrir le chemin de l'Elysée, selon ses espérances. Francetvinfo détaille ce nouvel organigramme.

Les lieutenants aux postes clefs

Les fonctions essentielles de l'UMP sont désormais dans les mains des sarkozystes. Nathalie Kosciusko-Morizet devient vice-présidente déléguée et donc numéro 2 du parti, avec "une totale liberté de parole", selon son entourage. A sa droite, Laurent Wauquiez obtient le poste de secrétariat général, ce qui fait de lui le numéro 3 du mouvement. Les relations entre ces deux lieutenants se sont dégradées au cours de la campagne et Nicolas Sarkozy va devoir orchestrer leurs profondes différences de ligne politique.

Des sarkozystes à tous les étages

Autre fidèle, Frédéric Péchenard, qui était patron de la police nationale durant le quinquennat Sarkozy, est nommé au poste stratégique de directeur général. Les sarkozystes sont à tous les étages de cet organigramme. Christian Estrosi est en charge de la commission nationale des investitures, Brice Hortefeux et Luc Chatel obtiennent des postes de conseillers politiques, le député du Nord Sébastien Huyghe (également proche de Jean-François Copé) devient l'un des porte-paroles du parti.

Daniel Fasquelle, député-maire du Touquet, aura la lourde tâche de s'occuper des finances du parti et de son lourd déficit, dû au rejet des comptes de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy et de l'affaire des supposées fausses factures de Bygmalion. Une de ces prédécesseurs à ce poste, Catherine Vautrin, a été mise en examen jeudi pour abus de confiance dans l'affaire des pénalités dues par l'ex-chef de l'Etat mais réglées par le parti.

Un geste d'ouverture vers les concurrents

Nicolas Sarkozy se devait de mettre en place le rassemblement promis au cours de sa campagne. En réponse au très bon score de Bruno Le Maire, le député lemairiste Thierry Solère dirige la commission pour l'organisation des primaires, composée du sarkozyste Brice Hortefeux, du juppésite Edouard Philippe et de la présidente de la Haute autorité Anne Levade.

Signe d'apaisement envers François Fillon, la filloniste Isabelle Le Callenec partage ainsi la tâche du porte-parolat avec Sébastien Huygue. Gérald Darmanin, proche de Xavier Bertrand et déjà porte-parole de campagne, devient secrétaire général adjoint aux élections. Enfin pour contrebalancer l'influence de Christian Estrosi, Bruno le Maire et le juppéiste Hervé Gaymard rejoignent la commission des investitures.

Le rassemblement voulu par Nicolas Sarkozy a connu un premier échec dans sa volonté de créer un comité des anciens Premiers ministres. L'idée a vite été abandonnée devant le peu d'enthousiasme des concernés, qui flairaient un piège de la part de leur futur concurrent à la primaire. Alain Juppé l'a qualifié de "comité naphtaline" et François Fillon a tout simplement refusé.

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